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Remplacer les douaniers par des robots qui détectent les suspects? Ce port chinois a déjà commencé à le faire

4 octobre 2016

Le port de Gongbei, en Chine, va utiliser une dizaine de robots pour accueillir les millions de passagers qu'il reçoit chaque semaine. Ces automates répondront aux questions des voyageurs et tenteront de repérer les comportements suspects et, éventuellement, les contrebandiers.

Un pied dans le futur, le port de Gongbei, en Chine, s'est doté d'une petite troupe de robots pour venir en aide aux douaniers. Leur rôle, pour l'instant, consiste à accueillir les millions de passagers qui transitent chaque semaine dans cet immense port qui partage une frontière avec Macao et fait face à la ville-état de Hong-Kong.

Ces robots, baptisés " Xiao Hai" sont équipés de systèmes de reconnaissance faciale pour repérer les passagers suspects ou ceux qui sont recherchés par les autorités. Commercialisés par la société chinoise Qihan Technology, ces modèles Sanbot sont dotés d’une caméra 8 Mpx, d’un écran tactile de 10,1 pouces 1080p, et de capteurs infrarouge.

28 langues et 3.200 questions

Les robots sont aussi programmés pour venir en aide aux passagers, répondre à leurs questions et être capable de les orienter dans ce vaste port. 3.200 questions ont été introduites dans les base de données des robots pour leur permettre de répondre aux questions les plus diverses, allant du juridique au pratique. Tout ça, dans 28 langues différentes.

Pour l'instant, le robot n'est pas encore autorisé à fouiller les passagers mais il est déjà capable de détecter les éventuels contrebandiers. Il se base pour cela sur ses bases de données dans lesquelles les visages des suspects ont été ajoutés. "Nous évaluons leur fréquence et stockons des informations dont des images de ceux avec une haute fréquence de contrebande, dans le système d’identification du visage," explique Zhao Min, le responsable des douanes de Gongbei.

Et en Belgique?

En France et aux Pays-Bas, certaines gares et certains aéroports sont déjà équipés de système de détection des comportements suspects basé sur la vidéosurveillance. Ces systèmes sont en fait des logiciels qui analyse divers critères comme la sudation ou la hausse de la température corporelle, les changements de voix ou les mouvements précipités.

Ces variables physiques pourrait traduire une certaine anxiété qui s'apparenterait à des comportements suspects. En Belgique, la question d'équiper la SNCB de tels logiciels a été abordée à la Chambre en juin 2016. La SNCB suit de près l'évolution de ce marché mais, étant donné que logiciel n'est pas encore fiable à 100%, la société des chemins de fer préfère attendre.

Et voici le robot domestique de Qihan: le gentil et tout mignon Sanbot

Sources: CCTV, Numerama, Le Monde, La Chambre

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