L'affaire Publifin, dans laquelle des élus ont reçu des milliers d'euros pour ne rien faire, met le PS dans l'embarras

18 janvier 2017

Paul Furlan, le ministre wallon des Pouvoirs locaux socialiste, est dans une situation délicate. Il y a un paquet de politiciens wallons dans des organes consultatifs de Publifin, la plus grande intercommunale de Wallonie, qui ont reçu des milliers d'euros. Et souvent, ils ne participaient même pas aux séances. Son chef de cabinet adjoint a démissionné. 

"J'en ai marre des parvenus!", c'est le credo lancé par le président du PS, Elio Di Rupo en 2009 pour redorer l'image de son parti. Les socialistes ont depuis longtemps l'image d'être souvent mêlés à des conflits d'intérêts. Mais voilà encore une histoire qui ne va pas faire du bien à leur image. L'affaire tourne autour de Publifin, une grosse intercommunale. Elle chapeaute Nethys qui contient Voo, BeTV et L'Avenir.

Il semble qu'une vingtaine de politiciens locaux ont empoché d'énormes sommes via des organes consultatifs . Ils recevaient entre 1.300 et 2.800 euros pour assister aux séances. Seulement dans la pratique, ils ne s'y rendaient pas très souvent.

Plus de 153.000 euro pour le chef de cabinet adjoint

Le week-end dernier, Paul Furlan (PS) le ministre des Pouvoirs locaux, a avoué qu'il n'était pas au courant. Et plus grave encore: son propre chef de cabinet adjoint, Claude Parmentier, a touché plus de 153.000 euros brut en tant qu'administrateur de Nethys.

Le MR veut que Furlan démissionne. Mais il y a également des politiciens locaux du MR et du Cdh qui siégeaient dans ces organes consultatifs et qui en ont profité. Furlan n'est pas encore parti.

Les dégâts sont grands pour le PS. Il n'y a pas que le MR qui met la pression aux socialistes. Le PTB aussi. Et coller une mauvaise image sur le PS, c'est exactement ce que le PTB veut.

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