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41.500 emplois ont été créés grâce au tax shift: il y a encore de l'espoir pour le gouvernement Michel

27 janvier 2017

Le gouvernement fédéral de Charles Michel (MR) peut enfin souffler car de bonnes nouvelles concernant l'emploi en Belgique sont arrivées. Ce n'est pas la Suédoise qui l'affirme mais l'entreprise SD Worx: 41.500 jobs ont pu être créés "grâce au tax shift". C'est le signe que la coalition peut aller plus loin dans ses réformes.

Ça pourrait être une bonne leçon pour le gouvernement Michel: une communication positive pour être mieux perçu. Pendant plusieurs semaines, les partis au pouvoir ont essayé de vendre leurs bonnes nouvelles. Oui, de nouveaux emplois ont été créés. Et oui, l'économie ne va pas si mal.

Mais cette communication est totalement éclipsée par l'image négative qui reste des négociations budgétaires de cet automne. Un sujet qui a bien crevé le vice-premier ministre Kris Peeters (CD&V) et qui s'terminé par un échec. Il n'y a pas eu de réforme de l'impôt sur le revenu des sociétés et pas de nouvelles mesures pour "activer" les milliards dormant dans les comptes d'épargne. Le CD&V a aussi demandé un impôt sur les gains en capital mais il ne l'a pas obtenu. Aujourd'hui, ces trois cas ne sont pas encore résolus mais le premier ministre planche en silence sur une solution.

Car tout n'est pas gris pour l'économie en Belgique. Le tax shift, cet ensemble de mesures fiscales négociées en 2015, va créer 41.500 emplois cette année et permettre d'en économiser 35.500. Cette bonne nouvelle ne vient pas de Michel, de la N-VA, du CD&V ou de l'Open VLD. C'est le SD Worx, un organisme qui aide les entreprises avec leurs ressources humaines, qui le dit.

Le succès du tax shift a une cause toute simple: les coûts salariaux ont diminué, d'autres taxes ont augmenté. Pour les employeurs, les charges sociales sont passées de 32,4% à 25%. Pour la première embauche, l'employeur ne doit pas payer de cotisations sociales durant les cinq premières années et la sixième année, ces cotisations sont réduites. Il est donc devenu moins coûteux d'employer quelqu'un.

Sur les 967 entreprises belges reprises dans l'enquête de SD Worx, 36% vont engager plus de gens en 2017 et 58% auront le même nombre qu'en 2016. Seulement 6% des entreprises vont virer des gens. Le tax shift a joué un grand rôle dans ces chiffres. 7% des entreprises ont déclaré que la cause première qui les a motivées à engager plus de personnel était le tax shift. 39% ont déclaré que cette mesure avait joué un grand rôle dans leur choix d'engager.

La question maintenant est de savoir comment Michel va s'en sortir avec les trois gros dossiers qui sont sur la table. Contrairement à l'automne 2016, il ne veut pas avoir les caméras sur ces discussions. Mais l'idée, c'est d'être rapidement libéré de cet accord. Parce qu'en mars, il y aura à nouveau un contrôle budgétaire et tout le théâtre politique qui vient avec.

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