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Pluie de papier sur Mossoul-Ouest: l'armée irakienne a lâché 13.000 flyers pour prévenir d'une offensive imminente

19 février 2017

L'offensive de l'armée irakienne est imminente. Elle s'apprête à reprendre la partie ouest de la ville de Mossoul qui est toujours aux mains du groupe terroriste État islamique. L'opération ne sera pas sans danger. Elle a donc prévenu la population, en lâchant 13.000 flyers d'avertissements. 

"Nous annonçons une nouvelle phase de l’opération, nous venons libérer la partie ouest de Mossoul. Nos forces entament la libération des citoyens de la terreur de Daesh". Voilà ce qu'a annoncé le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé à la télévision ce dimanche.

Mais comment prévenir la population locale qui n'a pas toujours accès aux médias? L'armée de l'air irakienne a trouvé la solution: elle a droppé 13.000 tracts sur la partie ouest de la ville de Mossoul, selon le média néerlandais NOS. Son message est clair: une nouvelle offensive militaire pour dégager Daesh de la ville est imminente. Le ministère irakien de la Défense précise que les flyers indiquent aux citoyens les instructions à suivre pour qu'ils se préparent à la venue des forces irakiennes (qui ne sera certainement pas sans mal). Les brochures contiennent également des avertissements à destination des combattants de l'EI, afin qu'ils déposent les armes et se rendent.

650.000 personnes toujours prises au piège

Mossoul est une grande ville du nord de l'Irak et l'un des derniers bastions encore aux mains de l'EI (depuis juin 2014). Après des mois d'offensives, les forces gouvernementales sont parvenues à encercler la partie est le 17 octobre dernier et à en reprendre le contrôle. Alors que la vie commence petit à petit à reprendre son cours normal, l'ouest est toujours aux mains des terroristes.

La bonne nouvelle est que l'ouest est plus petit que l'est et devrait donc être plus facile à encercler. Mais il est plus densément peuplé: environ 650.000 personnes y vivraient toujours, dans d'atroces conditions. Parmi elles, il y aurait au moins 350.000 enfants, selon l’ONG britannique Save the Children.

C’est aussi là-bas que sont localisés certains des points d’appui des djihadistes. Une autre crainte est que les entrecroisements de ruelles étroites dans la vieille ville compliqueront le passage des véhicules militaires et ralentiront donc leur avancée, selon plusieurs analystes. Patrick Skinner, du Soufan Group Intelligence Consultancy, met d'ailleurs en garde: "la bataille risque d’être plus difficile, avec des combats maison par maison, plus sanglants et à plus grande échelle".

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