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Une pensée pour Gustavito, l'hippopotame victime collatérale des guerres de gangs au Salvador

28 février 2017

Le Salvador est un enfer sur Terre. Pas à cause de son climat, de sa pollution ou de son régime politique. Non, à cause de sa violence extrême. Il s'agit d'un des pays où les homicides volontaires sont les plus nombreux. Cette fois-ci, c'est un hippopotame qui en a fait les frais. Gustavito est mort dimanche soir, des suites d'une guerre de gang. Horrible. 

Tu peux en être sûr, tu n'aimerais pas vivre au Salvador. Dans ce pays d'Amérique centrale, les homicides sont aussi courants que la pluie en Belgique. La semaine dernière, les vagues de violence dans le pays se sont intensifiées et ont franchi une limite difficilement acceptable pour le peuple salvadorien.

La dernière victime en date est la plus innocente d'entre-elle: Gustavito, l'hippopotame vedette du zoo national du pays. Le directeur du zoo a expliqué que Gustavito aurait été battu jeudi passé à coups de couteau, de barres de fer et de jets de pierres. Les gardes du zoo n'ont pas remarqué ses blessures car l'animal n'osait plus sortir de son bassin. Il est mort de ses blessures dimanche soir. Ok, c'est quoi leur problème?

Une population blasée

Bon, voici quelques chiffres qui vont te donner froid dans le dos: au Salvador, quatorze personnes en moyenne sont tuées chaque jour. L'année passée, on a dénombré pas moins de 5.278 homicides. Du coup, normal que les citoyens fassent la gueule. Un commerçant du centre de San Salvador résume le sentiment générale de la population: "Ici, nous voyons des morts tous les jours. Ils nous tuent comme des mouches mais là ils ont atteint des sommets. Ils ont tué un animal qui ne faisait que nous divertir."

Le ministre de la justice salvadorien a déclaré qu'une enquête était ouverte pour trouver les coupables. En attendant, le zoo a perdu un animal mais aussi un ami puisque cela faisait 13 ans qu'il émerveillait les visiteurs du parc animalier. RIP.

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