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Tu utilises UberEats à Bruxelles? Fais attention, la société utilise des pratiques pas très légales

1 mars 2017

Tout ce qui se passe au sein d'UberEats, le service de livraison de repas à domicile, n'est pas joli joli. C'est ce qu'a découvert un journaliste de Bruzz qui s'est infiltré pendant quatre mois au sein de la société à Bruxelles. UberEats applique une loi qui n'est pas encore entrée en vigueur.

Comment c'est exactement de travailler pour UberEats à Bruxelles? C'est ce qu'a voulu savoir Bruzz. Ils ont infiltré un de leurs reporters quatre mois (du 28 octobre au 23 février) au sein de la boîte. Et le quotidien qu'il décrit n'est pas tout rose. UberEats semble avoir quelques problèmes avec la légalité.

Tous les coursiers ont dû choisir entre deux status: celui d'indépendant ou de P2P, "pair à pair". C'est un régime fiscal favorable pour les personnes qui travaillent dans le secteur de l'économie collaborative. Il n'y a pas de TVA ou de cotisations sociales à payer. Le travailleur doit seulement verser un précompte professionnel de 10%. Mais cette loi a été retardée et n'entre en vigueur qu'aujourd'hui, le 1er mars.

Introduire une demande

En plus, toutes les plates-formes qui veulent travailler avec le régime doivent être approuvées par le ministère des Finances. "À ce jour, il n'y a pas seule plate-forme reconnue. Quatre plates-formes ont introduit une demande, mais la loi ne doit pas entrer en vigueur le 1er mars 2017", explique Francis Adyns, porte-parole du ministère des Finances à Bruzz. Mais UberEats prélève pourtant déjà bel et bien ces 10%. Il est donc dans l'illégalité la plus totale.

Pour se défendre, la société explique ne pas avoir eu connaissance de ce report de date. "Selon notre connaissance la loi qui entoure le système P2P est entrée en vigueur en juillet 2016. Voilà pourquoi nous avons offert cette option à nos coursiers. Nous avons pris note de l'arrêté royal qui a été publié en janvier 2017 et qui parle d'un processus d'inscription et la date de début fixée au 1er mars".

Mais UberEats n'a pas dit ce qu'il allait faire avec les 10% qu'il a retenu. Et avec 40.000 Belges qui ont téléchargé l'application et 600 coursiers qui travaillent pour la boîte, on peut se dire que ça fait un paquet d'argent.

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