Alexandre, CEO de WeFood

Un nouveau Tinder de la bouffe en 2017?

3 mars 2017
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Selon les statistiques récoltées sur le site de l’UE, 2800 kilos de nourriture sont gaspillés chaque seconde dans les 28 pays, soit 14 tonnes qui viennent de finir à la poubelle à la fin de cette phrase. Plus de la moitié de ce gaspillage provient des ménages, soit un bon 92 kilos jetés par personne/an.

Pour trois jeunes bruxellois, Alexandre, Julien et Quentin, il est impératif d’apporter des solutions à cette problématique du gaspillage alimentaire. Leur solution? Créer une application géolocalisée de partage de nourriture “peer to peer”.

Selon Alexandre "Plusieurs associations ou plateformes luttent déjà contre le gaspillage alimentaire, mais ce n’est pas suffisant. Ils récupèrent la nourriture sur les marchés, dans des magasins ou dans des restaurants et distribuent ensuite les aliments aux plus démunis".

L’objectif de cette nouvelle application, baptisée WeFood, sera de permettre aux utilisateurs de réaliser des dons de nourriture entre les habitants d’un même quartier. Plus besoin donc, de passer par un intermédiaire.

Comment ça marche?

Selon Julien, rien de plus simple. Il nous explique: “Lorsqu'une personne estime qu’elle ne mangera plus certains aliments pour x ou y raison, elle pourra les donner à ses voisins par le biais de l’application. Les aliments auront ainsi une seconde vie et cela permettra de renforcer la cohésion sociale entre les habitants d’un même quartier.”

Un système de cotation et un générateur de recettes

L’application contiendra également un système de cotations des utilisateurs. "Pas question pour un individu de donner un aliment périmé ou immangeable, il serait alors directement banni de la communauté” nous explique Alexandre. Ouf, nous voilà rassuré!

"Nous souhaitons également développer un système de générateur de recettes automatique en fonction des aliments disponibles dans un même périmètre» ajoute Alexandre. Mmmh, on est impatient de goûter un potentiel crumble aux épinards.

À première vue, le projet a l'air cool. Mais à quel prix?

Le problème à régler (on s’en doutait un petit peu), est la monétisation de l’application. Si le but des trois entrepreneurs n’est pas de gagner de l’argent, Quentin souhaite incorporer le système révolutionnaire de la "blockchain" et développer une monnaie virtuelle qui permettrait ainsi de rémunérer les personnes qui donnent et reçoivent de la nourriture.

"Lorsque l’application sera lancée, nous allons ajouter une monnaie virtuelle, des “foodcoins”, afin de récompenser les donneurs. Ils pourront ensuite échanger leurs “foodcoins” contre des repas dans des restaurants ou commerces qui accepteront cette monnaie virtuelle comme moyen de paiement” explique Quentin.

Dans un premier temps, les jeunes entrepreneurs organiseront prochainement des concours sur les campus de l’UCL et de l’ULB afin de sensibiliser les étudiants. L’application devrait voir le jour en septembre.

Stay focused!

J.D.

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