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Après Fillon, c'est Macron qui est dans l'embarras: la justice ouvre une enquête préliminaire pour favoritisme 

14 mars 2017

Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour favoritisme concernant une soirée à Las Vegas à laquelle Emmanuel Macron a participé. Le candidat n'est pas directement visé dans l'affaire, mais c'est un coup dur pour son image. 

Après Fillon, c'est au tour d'Emmanuel Macron d'être dans une situation difficile. Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour favoritisme concernant une soirée à Las Vegas à laquelle a participé le candidat quand il était ministre de l'Economie. C'est ce que rapporte France Inter.

La soirée en question a eu lieu le six janvier 2016, en plein CES (le Consumer Electronics Show) et le problème c'est qu'il n'y a pas eu un appel d'offres pour cet événement. Macron a été acclamé par plus de 500 personnalités et dirigeants de start-ups à cette soirée.

Si tu as suivi l'affaire depuis le début, le journal Le Canard enchaîné avait révélé dans son édition du 8 mars que l'Inspection générale des finances (IGF) soupçonnait déjà un délit de favoritisme concernant l'organisation de cette soirée. Le parquet avait été saisi le même jour.

381.759 euros

Le Canard enchaîné écrivait ceci: "Cette opération de séduction, montée dans l’urgence, à la demande expresse du cabinet du ministre, a été confiée au géant Havas par Business France (un organisme de promotion des entreprises françaises à l’étranger, sans qu’aucun appel d’offres ait été lancé".

Le coût total de l'événement s'est élevé à 381.759 euros, peut-on lire aussi dans Le Canard enchaîné, qui explique plus loin que l’inspection générale des finances a enquêté sur le sujet en décembre et que c'était Michel Sapin (l'actuel ministre de l'économie et des finances) qui l'avait demandé.

Mais selon Michel Sapin, Macron n'y est pour rien. Peu après que l'article du Canard enchaîné soit sorti, il a déclaré à l'Agence France-Presse que selon lui, Macron était "totalement hors de cause. C’est un dysfonctionnement de Business France. Il lui appartenait, si elle considérait que les délais étaient trop courts, de dire qu’elle ne pouvait pas organiser l’événement selon les règles, ce qui n’a pas été fait", a-t-il dit.

Il reste maintenant à voir la conclusion de l’enquête. Mais une chose est sûre, c'est un coup dur pour la campagne de Macron.

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