© EPA

"Cette décision nous fait passer pour des faibles": le décret anti-immigration de Donald Trump est de nouveau bloqué 

16 mars 2017

Le Muslim Ban 2.0, ce n'est pas pour tout de suite. La deuxième version du décret a été bloqué hier par un jugé fédéral d'Hawai. Nouveau revers pour Donald Trump dans l'application d'une des mesures phares de son mandat. Évidemment, le président a du mal à avaler la pilule et promet d'aller jusqu'à la cour suprême. 

Coup de théâtre aux États-Unis! Quelques heures avant l'entrée en vigueur de la deuxième version du décret anti-migratoire de Donald Trump, un juge fédéral a bloqué le décret pour l'ensemble du pays. Le juge en question, Derrick Watson, a expliqué dans son jugement que cette décision allait éviter un "préjudice irréparable".

En visite à Nashville, Tennessee, le président républicain a déclaré que cette décision était "erronée" et dénonce un "abus de pouvoir sans précédent". Il ne lâche pas l'affaire et promet d'aller jusqu'au bout. Il a déclaré: "Je pense que nous devrions revenir au premier texte et aller jusqu’au bout, c’est ce que je voulais faire dès le début." Il a également ajouté que cette décision "rendait les États-Unis faibles".

Un décret qui ne vise pas l'islam mais...

Dans son verdict, Derrick Watson (élu par Barack Obama) explique que cette deuxième version du décret ne vise pas explicitement les musulmans mais selon lui "un observateur raisonnable et objectif conclurait que l’ordre exécutif a été formulé dans le but de défavoriser une religion particulière." Il a aussi argumenté le fait que ce décret était une menace pour le tourisme et l'économie en général.

Dans le même temps, des débats enflammés ont eu lieu un peu partout dans le pays. À Greenbelt, Maryland, le juge Theodore Chuang a été saisi par une coalition d’organisations de défense des libertés et des réfugiés, dont la puissante American Civil Liberties Union (ACLU). Omar Jadwat, l'avocat de l'ACLU a dénoncé le décret de Donald Trump: "Dans l'esprit de monsieur Trump, le danger associé aux musulmans et le danger associé aux réfugiés ne sont qu'un seul et même danger". Ce à quoi Jeffrey Wall, conseil du gouvernement lui répondu que le décret ne faisait aucune différence entre les religions.

Un décret pas nécessaire

Ces derniers jours, Donald Trump et son équipe des affaires étrangères n'ont fait que défendre le décret. Ils n'ont pas hésité à qualifier le texte de "vital" pour la sécurité nationale. Cependant, les opposants au décret ne sont pas vraiment d'accord. Selon eux, les attaques les plus graves aux États-Unis depuis le 11 septembre ont été perpétrées par des Américains ou par des ressortissants de pays qui ne sont pas visés par le décret.

Pour rappel, la première version du décret anti-migratoire avait été adopté le 27 janvier dernier avant d'être bloquée le 3 février. On s'revoit à la cour suprême, Donald!

Déjà lu?

Déjà lu?

Ta réaction?