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Le gouvernement Michel au petit trot: l'accord sur le budget n'était pas si difficile

19 mars 2017

Ce n'était pas un exercice difficile, cela semble clair après l'annonce de l'accord sur le contrôle budgétaire de 2017. Cela pouvait difficilement en être autrement: l'économie belge se porte plutôt bien. Toutes les questions sensibles (diminution des taxes pour les sociétés, les plus-values fiscales, l'équilibre budgétaire) n'étaient pas sur la table cette fois-ci: ces questions occuperont l'été de Charles Michel. 

Peu avant 11h hier soir, la finale de la Coupe de Belgique venait de se terminer, quand Charles Michel tweetait qu'un accord sur le contrôle budgétaire venait d'être trouvé. Cette fois-ci, pas de travail de nuit, pas de confrontation ni de fuite de ministre.

On ne pouvait pas attendre avant de commencer les négociations, car il y avait tout de même un effort de plus de 300 millions à réaliser. Le gouvernement avait en effet plusieurs fois revu à la baisse leurs objectifs pour cette année.

On ne touche pas au matelas de sécurité (ou presque)

Le plus grand débat concernant le matelas de sécurité, un réservoir de 739 millions d'euros. C'est en fait une réserve qui a été mise en place pour absorber les éventuelles pertes financières. Au final, on ne touchera qu'à une petite partie de ce matelas. Environ 559 millions seront préservés.

Et donc, l'effort global a réalisé a été fixé à 930 millions d'euros. Tout cela sans nouvelles taxes ou d'importantes économies. Il y aura donc quelques changements par-ci par-là et ne concerneront que des éléments très techniques. De plus, il y a eu cette fois encore, plus d'argent qui est arrivé via les impôts sur les sociétés a annoncé Belga hier soir.

En outre, les faibles taux d'intérêts ne sont que l'effet des déductions des intérêts nationaux appliquée aux entreprises. Bonne nouvelle pour le gouvernement, qui reçoit de manière inattendue plus de 300 millions supplémentaires. Cela soulève immédiatement des questions sur la viabilité de ce système: l'Europe l'a souvent critiqué mais ces faibles taux d'intérets permettent d'attirer de plus en plus d'entreprises en Belgique.

Les dossiers chauds, c'est pour l'été

La patate chaude du budget, c'est la réforme des impôts sur les sociétés, et Charles Michel a préféré ne pas travailler la dessus cette fois-ci. Il y a aussi l'activation d'une réforme concernant les travailleurs malades de longue durée, un dossier défendu par le CD&V mais rejeté par le MR et la NV-A. En tout cas, cela pourrait être une possibilité pour réaliser de nouvelles économies, ils gardent ce dossier sous le bras. Il semble donc que tous les dossiers chauds soient décalés pour cet été. Il faudra tout de même réaliser un effort de 3 à 7 millions d'euros, mais avec le beau temps économique, rien n'est impossible.

Ces derniers jours, le gouvernement Michel a reçu des encouragements de la part du FMI. Le Fonds Monétaire International pense que c'est un début mais déplore la lenteur de la réforme. Le budget pourrait être mieux, et la création d'emploi doit être boostée. Mais ça avance, ça avance...

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