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Bad buzz pour la police d'Anvers: des agents se lâchaient avec des messages racistes ou sexistes sur WhatsApp

20 mars 2017

Une enquête interne a été ouverte au sein de la police d'Anvers à la suite de la découverte d'un groupe WhatsApp honteux. Une vingtaine d'agents balançaient des messages racistes et sexistes ou encore se moquaient des détenus. Blagues potaches ou vrai dérapage?

Il y a beaucoup de personnes qui ont des groupes WhatsApp avec des amis ou même des collègues de bureau. Parfois, elles se lâchent avec des blagues douteuses. Le problème, c'est quand ces "blagues" sont faites par des représentants des forces de l'ordre. Et les révélations de Het Nieuwsblad risquent donc de faire du bruit.

Racisme et sexisme

Selon le quotidien, des agents de la police d'Anvers se lâchaient un peu trop dans un groupe de discussion WhatsApp. Une vingtaine d'agents auraient ainsi balancé des messages racistes ou sexistes. Certains se moquaient de détenus, les traitant par exemple de terroriste, en n'oubliant pas de partager des photos de ces personnes.

Il y a aussi eu des blagues douteuses après la mort d'une jeune fille de 14 ans, tuée par une balle en caoutchouc. Des commentaires racistes ont aussi été écrits après les attentats de Paris en novembre 2015: un agent a notamment dit "qu'il était temps d'agir", et une autre lui a répondu en évoquant où étaient rangées les mitraillettes... Bref, un vrai bad buzz qui se retrouve maintenant dans la presse.

Nouveau scandale pour la police d'Anvers

Beaucoup de ces messages étaient accompagnés de smileys, mais l'humour semble plus que limite ici. Le groupe a été actif entre 2015 et 2016 avant d'être fermé car la rumeur sur son existence commençait à se propager dans les rangs de la police anversoise et des gradés avaient été mis au courant.

Le chef de la police Serge Muyters a confirmé à nos confrères qu'une enquête interne avait été ouverte sur ce groupe WhatsApp, mais aucun agent n'aurait été licencié (pour l'instant?) selon Het Nieuwsblad. Une enquête dont n'aurait d'ailleurs pas été informé le procureur d'Anvers.

Ce n'est pas la première affaire qui secoue la police d'Anvers ces derniers mois. L'année dernière, plusieurs agents "pourris" avaient été sanctionnés car ils rackettaient des migrants. Quelques mois plus tard, ce sont des policiers racistes qui avaient été sanctionnés. Il faut croire que le ménage n'a pas été fait totalement...

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