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Facebook, Google and co s'en prennent encore à Donald Trump: ils ne veulent pas de son nouveau décret anti-immigration

20 avril 2017

Entre Donald Trump et la Silicon Valley, ce n'est pas le grand amour. Nouvelle preuve avec un document signé par plus de 150 entreprises, dont la plupart sont issues du secteur technologique: elles s'insurgent contre le dernier décret anti-immigration du président américain, qui les vise directement.

Le combat contre Donald Trump continue depuis la Silicon Valley. Facebook, Google, Amazon, Microsoft, ou encore Yahoo, eBay Netflix, Airbnb... la liste est longue: en tout, plus de 150 entreprises ont signé un document pour basher à nouveau le président américain. Comme cela avait été le cas en février, ces entreprises s'en prennent au décret anti-immigration de Trump.

Pour ces entreprises, ce dernier décret "inflige des dommages substantiels aux entreprises américaines, à leurs salariés et à l'ensemble de l'économie". Rappelant que les États-Unis sont "une nation d'immigrants, elles expliquent que ce décret va les empêcher de rivaliser sur la scène internationale avec leurs concurrents (si concurrents il y a, difficile pourtant de rivaliser avec Facebook ou Google...) ou de recruter des employés talentueux, ce qui pourrait pousser certaines entreprises à aller s'installer à l'étranger.

162 entreprises

Ce document, consultable en ligne, souligne au passage l'importance des immigrés aux States, que ce soit dans la vie économique, culturelle, sportive, ou encore politique. En tout, 162 entreprises ont signé ce document contre Trump et sa politique anti-immigration. Il faut dire que Trump vient tout juste de signer un décret pour réformer l'attribution des visas dans le secteur technologique (le visa H-1B), destinés notamment aux scientifiques, ingénieurs ou programmateurs. Des postes cruciaux dans la Silicon Valley, où les entreprises sont appelées à "recruter des Américains" maintenant.

La balle est désormais dans le camp du Congrès, qui peut accepter ou non cette réforme. Sauf si ce document suffit pour convaincre le président américain de changer son fusil d'épaule? Pas sûr. Celui-ci espère toujours que la dernière mouture de son Muslim Ban soit débloquée par la justice. Ce décret gèle notamment l'entrée aux États-Unis des personnes venant de six pays musulmans (l’Iran, la Syrie, le Soudan, la Libye, la Somalie et le Yémen. Si ce bras de fer judiciaire continue, Trump a donc trouvé un autre moyen d'influer sur l'immigration. Au grand désespoir de la Silicon Valley...

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