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Attaque sur les Champs-Elysées: l'assaillant a été identifié et il ne serait finalement pas belge

21 avril 2017

Hier vers 21h, des coups de feu à l'arme lourde ont été tirés sur les Champs-Elysées à Paris. Bilan: un policier abattu et deux autres blessés. Daech a rapidement revendiqué l'attaque via Twitter et a annoncé que l'auteur de l'attentat était Belge. Il n'en serait rien: les forces de police françaises ont identifié l'assaillant comme étant un Français. Un certain Karim C., dont le domicile a été perquisitionné hier soir en Seine-et-Marne.

Quelques heures seulement après l'attaque qui a créé la panique en France sur les Champs-Elysées, Daech en revendiquait la paternité. L'organisation terroriste allait même plus loin en affirmant qu'il s'agissait d'un Belge: un certain Yussef al-Belgiki. Mais il n'en serait rien. Une source proche de l'enquête a affirmé au Point que l'auteur présumé était Français.

Karim C. est connu des services de police puisqu'il faisait l'objet d'une enquête antiterroriste et avait manifesté son intention de tuer des policiers. L'homme né le 31 décembre 1977 (39 ans) à Livry-Gargan (en région parisienne) a été abattu par la police lors d'une réplique. Son domicile aurait déjà été perquisitionné hier soir en Seine-et-Marne.

Un scrutin sous haute tension

Ce matin vers 8 huit heures, le président de la République tiendra un conseil de défense pour faire toute la lumière sur cette attaque. Le but est également d'assurer un maximum de sécurité au scrutin de dimanche. François Hollande a très vite réagi hier soir, il était d'ailleurs le premier à affirmer que l'attaque était "d'ordre terroriste".

Dimanche, c'est bien sûr jour d'élection en France. La tension risque de monter d'un cran alors que l'annonce de l'attaque est tombée en plein "débat" entre les candidats sur France 2. Chacun a tenu à réagir en direct évidemment, suivi d'un tweet de soutien. Il est trop tôt pour savoir si cet attentat va "bénéficier" à un certain candidat et plutôt qu'à un autre. Les tendances des prochaines heures seront sans doute décisives.

La réaction d'Emmanuel Macron

Marine Le Pen, en deux temps

François Fillon qui annonce qu'il n'y a "pas lieu de continuer la campagne"

Et enfin Jean-Luc Mélenchon qui enjoint tout le monde à se serrer les coudes

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