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Agression d'un policier au marteau à Paris: voici tout ce que l'on sait

6 juin 2017

La terreur poursuit son chemin en Europe. Cette fois, c'est dans la capitale française sur le parvis de la cathédrale Notre-Dame. Un homme qui a agressé un policer avec un marteau a rapidement été neutralisé par les forces de l'ordre. L'assaillant aurait crié "c'est pour la Syrie".

On ignore pour l'instant si le suspect a été blessé mortellement. Mais voici ce dont on est sûr: un homme a agressé une patrouille de trois policiers à l'aide d'un marteau sur le parvis de Notre-Dame dans la capitale française. Il était environ 16 heures.

L'homme, qui serait un étudiant algérien d'une quarantaine d'années selon BFMTV, a été neutralisé par l'un des trois policiers présent sur place. L'assaillant a été évacué à l’hôpital sans que les autorités ne puissent s'exprimer sur le diagnostique vital de la réplique. On parle d'une blessure au thorax pour l'instant.

Rapidité d'action et calme

L'un des trois policiers a subi "un blessure légère à la tête", a indiqué le secrétaire régional d'Alliance Yvan Assiona à BFMTV. Suite à cette agression, le parvis a été évacué et quelque 900 personnes ont été confinées dans la cathédrale par mesure de sécurité. Les autorités ont pu établir rapidement que le suspect n'avait pas de complices. La Maire de la ville, Anne Hidalgo, a loué la rapidité de l'intervention des policiers et a remercié "les 900 visiteurs et fidèles qui ont suivi les consignes dans le plus grand calme".

On notera effectivement que la police est intervenue très rapidement et qu'on était loin d'être dans une situation de panique.

Quelques dizaines de minutes plus tard, la Préfecture assurerait que la situation était d'ailleurs "maîtrisée", autorisant les touristes et fidèles à sortir de la cathédrale.

"C'est pour la Syrie"

Gérard Collomb, le ministre de l'Intérieur, a apporté d'autres précisions: l'homme aurait crié "c'est pour la Syrie" au moment de l'agression. Le ministre a aussi confirmé qu'un policier de 22 ans avait été blessé à la tête dans l'agression, mais que "ses jours n'étaient pas en danger".

L'agresseur possédait également deux couteaux et se qualifiait de "combattant du Califat", précise l'AFP, qui cite une source proche de l'enquête. Gérard Collomb, qui a confirmé que l'assaillant avait agi seul, a néanmoins qualifier les faits "d'attentat".

Un journaliste indépendant présent sur place a pu photographier l'agresseur neutralisé

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