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Ça y est! Fin de l'attente pour Pascale Peraïta: elle est exclue du Parti Socialiste

2 juillet 2017

Fin de l'attente pour Pascale Peraïta! L'ex-présidente du CPAS est officiellement exclue du Parti Socialiste suite à l'affaire du Samusocial. Cette décision a été votée à l'unanimité par la commission de vigilance du parti. Deux jours après la démission d'Yvan Mayeur, Pascale Peraïta est désormais, elle aussi, sans famille politique.  

Ce samedi soir, la commission de vigilance du Parti Socialiste se réunissait pour statuer du cas du Pascale Peraïta, ex-président du CPAS. Normalement, le verdict devait être rendu vendredi mais il a été repoussé à ce samedi. C'est donc la fin du suspens: elle est bel et bien exclue du Parti Socialiste annonce la porte-parole du PS bruxellois Manon El’Assaïdi.

La décision a été votée à l'unanimité des membres de la commission de vigilance, sans la présence de la principale intéressée précise El'Assaïdi. Après Yvan Mayeur vendredi, le Parti Socialiste perd donc un deuxième membre en un week-end. Pour rappel, Peraïta a perçu de grosses sommes en jetons de présence en tant qu'administratrice du Samusocial bruxellois: 13.400 euros entre 2008 et 2016. Son cas est encore plus compliqué que celui de l'ex-bourgmestre bruxellois puisqu'elle a aussi reçu des jetons en tant que directrice de l'ASBL, une fonction déjà rémunérée à hauteur de 190.000€ brut. Yvan Mayeur, lui, a préféré démissionner.

Remboursement?

C’est l’autre question que tout le monde se pose : devront-ils rembourser les sommes perçues grâce au Samusocial ? La N-VA a déposé une requête pour réclamer le remboursement mais le parlement bruxellois a voté contre la motion à l’unanimité, une décision « incompréhensible » pour le parti nationaliste flamand. Stefan Cornelis (Open VLD), le président de la commission d’enquête, ne veut pas interférer dans l’enquête judiciaire qui est en cours et qui concerne Mayeur et Peraïta : « il faut laisser les juges faire leur travail dans cette enquête » a-t-il déclaré.

Le fait qu’une enquête judiciaire soit en cours n’assure pas que les sommes perçues par les désormais ex-socialiste soient remboursées. En effet, le Samusocial n’est pas tout blanc dans sa gestion. Une ASBL ne doit pas fixer des montants de rémunérations aussi déraissonables à ses administrateurs.

À ce propos, Stefan Cornelis avait déclaré : « La tâche de l’enquête est de révéler les dysfonctionnement au sein du Samusocial et d’en tirer des leçons pour l’avenir. C’est l’enquête judiciaire et les tribunaux qui devront décider d’une sanction, pas le parlement. » Le remboursement, ce n’est donc pas pour tout de suite…Affaire à suivre.

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