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Ni les leaders du G20 ni les manifestants n'ont réussi à convaincre Trump de se bouger pour la planète

8 juillet 2017

Les manifestations violentes et la pression de Macron durant le sommet du G20 n'auront pas suffi à faire changer d'avis Donald Trump. Le Président américain a confirmé la sortie des États-Unis des accords de Paris. Du coup, les 19 autres leaders ont dû trouver un compromis.

Une fois de plus, Trump n'en a fait qu'à sa tête au sommet du G20 qui s'est tenu ces deux derniers jours à Hambourg, en Allemagne. Les leaders des 19 autres nations ont bien tenté de le convaincre mais le Président américain est décidé: les États-Unis sortent bel et bien des Accords de Paris.

Un compromis a tout de même été trouvé: il reconnaît le retrait des États-Unis de ces accords sur le climat sans compromettre l'engagement des autres pays. "Nous prenons note de la décision des États-Unis d'Amérique de se retirer de l'Accord de Paris", peut-on lire dans le communiqué émis par l'organisation du G20.

Pression de Macron et des manifestants

La chancelière allemande Angela Merkel se "réjouit beaucoup" que tous les autres chefs d’Etat et de gouvernement soutiennent ces accords , a-t-elle déclaré en conférence de presse. Même si elle déplore la position de Trump.

Du côté des défenseurs particulièrement actifs du climat, il y avait Emmanuel Macron et des milliers de manifestants. Le Président français a déclaré: "je réunirai un nouveau sommet afin de prendre de nouvelles actions pour le climat, notamment sur le plan financier". Et des milliers de manifestants ont violemment pris d'assaut la ville de Hambourg pour protester (notamment) contre la venue de Trump et ses idées sur le climat.

Une concession a tout de même été accordée par le Président américain. Les États-Unis "vont oeuvrer pour travailler étroitement avec d’autres partenaires pour faciliter leur accès et leur utilisation plus propre et efficace des énergies fossiles, et les aider à déployer des énergies renouvelables et d’autres sources d’énergie propre", peut-on lire dans la déclaration finale.

Dorénavant, il ne faudra plus dire "America's first" mais "America's Alone" car cette fois le pays fait vraiment route à part.

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