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Pour lutter contre la corruption, le Parlement limite le sponsoring des entreprises à 500 euros/an

25 juillet 2017

500 euros par an. C'est toute l'aide que pourront verser les entreprises aux partis politiques, révèle L'Écho ce mardi. La mesure devrait, normalement, être en application à partir de janvier 2018. À première vue, cela semble être un grand pas dans la lutte contre la corruption.

Corruption, lobbying, parrainage... tous les moyens sont bons pour influencer un parti politique ou un politicien afin de le pousser à prendre une décision avantageuse pour son entreprise. Avec une bonne connaissance des lois et un petit voyage aux frais de la boîte, par exemple, il est même possible de corrompre un homme politique dans la légalité.

Mais le Parlement fédéral a décidé de lutter contre ces différents modes d'influence des politiciens notamment en limitant le sponsoring des partis. Désormais, les entreprises et les organisations ne pourront pas verser plus de 500 euros d'aide chacune aux politiciens et aux partis, affirme L'Écho. Au total, les partis, les mandataires et les candidats ne pourront pas recevoir plus de 2.000 euros par an de tous leurs soutiens.

Dès janvier 2018

La proposition de loi a été soutenue par une large majorité à la Chambre. "C’est un grand pas en avant dans la lutte contre la corruption de politiciens, la subornation et le trafic d’influence", déclare Inez De Coninck ,députée N-VA, à L'Écho. Le texte est actuellement entre les mains du Conseil d'État et il devrait être soumis au Parlement après les grandes vacances estivales. Si tout se passe bien, ces règles devraient être en vigueur dès le mois de janvier 2018.

Jusqu'ici, les entreprises pouvaient allègrement parrainer des événements allant dans le sens d'un parti politique, comme une fête locale ou une kermesse organisée par un parti politique. Des événements très pratiques pour recueillir l'adhésion des électeurs. Le seul plafond à respecter était de 2.000 euros par sponsor durant les trois mois qui précèdent les élections. Dorénavant, les partis politiques vont devoir trouver d'autres moyens de financer ces réjouissances.

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