Des vols encore moins chers? Yes, avec la baisse des prix du carburant, Ryanair, Wizz Air et EasyJet rentrent en guerre

25 juillet 2017

À 40 euros le baril, le prix du carburant est historiquement bas. Du coup, les compagnies aériennes peuvent respirer après des années difficiles. Mais les casseurs de prix comme Ryanair, EasyJet et Wizz Air s'engouffrent dans la brèche pour essayer de baisser encore plus leurs tarifs. Les vols low-cost à l'ère du réchauffement climatique, la drôle de réalité de 2017...

Naturellement, c'est une info à prendre avec des pincettes: le grand boss de Ryanair Michael O'Leary a déclaré la guerre des prix, "avec des billets d'avions jusqu'à 9% moins chers". Il le fait chaque année avec la précision d'une horloge, mais est-ce seulement un coup de com'?

En réalité, le secteur de l'aviation commercial est en ébullition. Le prix du carburant est particulièrement bas depuis quelques temps. C'est la conséquence des bouleversements aux États-Unis autour du gaz de schiste et du pétrole: ces dernières années, de nombreux nouveaux puits de pétrole ont été découverts aux États-Unis, ce qui a entraîné une offre excédentaire sur le marché mondial. Résultat: le prix reste congelé aux alentours de 40 $ par baril.

Et le fuel est un facteur important dans le prix des vols. Ces dernières années, de nombreuses compagnies aériennes en ont profité: après les années de vaches maigres viennent enfin les années "d'abondance". Finalement, c'est une victoire, ou une réduction des pertes, pour les compagnies aériennes classiques.

Le nouveau combat des low-cost

Mais les compagnies low-cost ne vont pas laisser les vieux respirer. C'est pourquoi Ryanair, EasyJet et Wizz Air font le forcing. Elles ont toutes une flotte moderne, avec des appareils efficaces. Leurs dépenses en carburant étaient déjà plus basses que les autres compagnies mais maintenant elles le sont encore plus. Leurs cibles principales: les compagnies aériennes d'Europe du Sud, Alitalia en tête. Cette dernière était presque en faillite et elle avait été sauvée de justesse par le gouvernement italien. Mais aujourd'hui, l'Italie est complètement submergée par les compagnies low-cost.

La guerre des prix est une bonne chose pour celui qui aime voyager à moindre prix. Les vols devraient rester à des prix ridiculement bas pendant encore un petit bout de temps. Ce qui est un peu paradoxal à l'heure du réchauffement climatique. Les gouvernements sont particulièrement au taquet lorsqu'il s'agit de taxer les gros pollueurs comme les véhicules terrestres: les taxes sur les grosses voitures ont explosé au cours des dernières années. Mais pour les compagnies aériennes, il devrait y avoir une initiative européenne. Sauf que, politiquement parlant, c'est un décollage difficile à entreprendre.

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