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Avec ce document, l'AFSCA tente de prouver son innocence dans ce scandale d’œufs contaminés 

9 août 2017

Suite du scandale "Friponil"! Ce mercredi, l'AFSCA se présentait devant la ministre de la Santé Maggie De Block (Open VLD) et son collègue de l'Agriculture Denis Ducarme (MR) pour se défendre dans ce dossier épineux. Pour ce faire, ils ont remis un document long de 32 pages compilant l'historique des faits, leur manière de procéder et bien sur des arguments censés les innocenter dans cette affaire. Un document que nous partageons ici.

L'idée générale qui ressort de ce dossier de 32 pages est simple: l'AFSCA n'est pas à blâmer dans ce scandale d’œufs contaminés. D'abord, l'AFSCA commence par pointer du doigts son homologue néerlandais. Selon eux, les Néerlandais ont été trop lents et trop laxistes pour fournir les informations que l'AFSCA avait besoin. Après plusieurs demandes de l'AFSCA pour obtenir des informations de la part des autorités néerlandaises compétentes, un juge d'instruction a dû être saisi pour pouvoir obtenir tous les documents nécessaires et pour pouvoir procéder à toutes les analyses.

L'AFSCA a commencé a analyser tous les documents saisis aux Pays-Bas le 20 juillet dernier et les premiers résultats ont été présentés aux autorités belges le 24 juillet. L'AFSCA défend cette période d'attente de quatre jours par l'énorme quantité de documents à éplucher. Ils soulignent également que depuis le 20 juillets, les ministères compétents sont tenus au courant de toute évolution de la situation.

Les Pays-Bas au courant depuis 2016

L'AFSCA clôture également le document avec un détail important: ils étaient en possession de deux notes provenant de leurs collègues néerlandais. Celles-ci prouvent que l'agence alimentaire néerlandaise était au courant, dès 2016, de l'utilisation du Fipronil dans les exploitations avicoles des Pays-Bas.

Avec ce dernier argument, Denis Ducarme et Maggie De Block devraient donc se concentrer sur les autorités néerlandaises et laisser un peu tranquille l'AFSCA. Ce sera sans doute au tour de l'agence alimentaire des Pays-Bas de s'expliquer, cette affaire est loin d'être bouclée.

Tu peux consulter l'entièreté du document en cliquant ici

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