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L'eSport aux Jeux olympiques de 2024, c'est possible, mais sans arme, ni haine, ni violence

31 août 2017

Voir l'eSport devenir une discipline olympique n'est plus si dingue que ça vu l'enthousiasme autour de ce sport, qui brasse en plus des centaines de millions d'euros. Mais si le sport électronique devait devenir olympique, ce serait sans certains de ces jeux emblématiques, jugés trop violents.

Ce qui semble n'être qu'une blague il y a quelques années pourrait devenir réalité pour les Jeux olympiques de Paris: le sport électronique pourrait devenir une discipline olympique et les virtuoses de la manette pourraient côtoyer les stars de l'athlétisme ou de la natation au village olympique par exemple.

Thomas Bach, le président du Comité International Olympique (CIO), a avoué lui-même que la porte était ouverte pour cette discipline, qui rassemble des millions de joueurs et de spectateurs à travers le monde. Et qui brasse, au passage, des centaines de millions d'euros. Mais le CIO pose déjà une condition: tous les jeux violents ne seront pas les bienvenus aux JO si l'eSport devient une discipline olympique.

Fifa and co bienvenus, mais pas les jeux violents

"Nous voulons promouvoir la non discrimination, la non violence et la paix parmi les gens", explique Thomas Bach au South China Morning Post. "Cela ne fonctionne pas avec les jeux vidéo qui s’articulent autour de la violence, des explosions et des morts. Et nous devons tracer une ligne claire." Du coup, certains jeux emblématiques de la scène eSport peuvent déjà dire adieu aux JO: Counter Strike, où des terroristes se font buter, ou les jeux MOBA comme League of Legends ou Dota_2, où il faut zigouiller une autre équipe, semblent directement visé par les propos du président du CIO. Tout aussi célébres soient-ils, des jeux où des armes ou des sortilèges magiques sont utilisés collent-ils vraiment à l'image des JO de toute façon?

Mais ce n'est pas le cas d'autres jeux à succès comme FIFA ou PES (football), ou encore NBA2K (basket). "Donc si quelqu'un pratique du football ou tout autre sport virtuel, c'est très intéressant", ajoute Thomas Bach. Il met toutefois en garde: "Vous devez avoir quelqu'un qui garantisse que les athlètes de sports virtuels ne sont pas dopés, qu'ils suivent les règles techniques, qu'ils se respectent les uns les autres".

Rendez-vous en 2024?

Il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que l'eSport deviennent une discipline olympique. S'il a été ajouté aux Jeux asiatiques, continent où le sport électronique est le plus développé, il ne le sera pas pour les JO de Tokyo en 2020. Pour ceux de Paris en 2024, rien n'est impossible. "Les discussions se poursuivent", explique Thomas Bach. "Cela prend du temps car cette industrie est en train de se façonner." Le CIO se penchera plus sur la question après les JO de 2020.

Donc continue de t'entraîner, le futur champion olympique de FIFA, c'est peut-être toi...

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