© Twitter/Nasa

Une vie extraterrestre est de plus en plus possible: il y aurait beaucoup d'eau sur les exoplanètes proches de la Terre

1 septembre 2017

Après la grosse découverte en février dernier de sept exoplanètes de taille similaire à la Terre et gravitant proches de notre système solaire, autour de l'étoile naine TRAPPIST-1, la dream team d'astronomes (dont font partie plusieurs Belges de l'ULg!) vient de faire un autre grand pas en avant. Leurs données télescopiques révèlent qu'il y aurait eu (ou il y aurait encore) une grande quantité d'eau sur les planètes, et donc une autre forme de vie possible. 

Ne serait-on finalement pas seuls dans l'univers? Cette nouvelle découverte scientifique pourrait en tout cas changer la donne et presque relancer les théories sur la vie extraterrestre.

En février dernier, une équipe chapeautée par un Belge de l'Université de Liège (ULg) créait déjà la surprise en annonçant avoir observé sept planètes de taille et distance proches de la Terre, gravitant hors de notre système solaire, autour d'une étoile plus froide nommée TRAPPIST-1. Si l'on savait également déjà que trois d'entre elles se situent en "zone habitable", l'équipe internationale d'astronomes (dont font toujours partie des chercheurs belges de l'ULg) a découvert autre chose: les exoplanètes auraient abrité ou abriteraient encore de l'eau en quantité suffisante pour permettre une forme de vie. C'est en tout ce que l'on peut lire dans un communiqué publié hier par l'Université de Genève (UNIGE).

Le rayonnement ultraviolet, détecteur d'hydrogène et d'eau

La team, dirigée par Vincent Bourrier de l’Observatoire astronomique de la Faculté des sciences l’UNIGE, s'est servi du Space Telescope Imaging Spectrograph (STIS) présent sur le télescope spatial Hubble de la NASA et de l’ESA, afin d’étudier la quantité de rayonnement ultraviolet reçu par chaque exoplanète. "Le rayonnement ultraviolet est un facteur important pour l’évolution de l’atmosphère des planètes. (...) Comme dans notre atmosphère, où les rayons ultraviolets du Soleil cassent les molécules, le rayonnement ultraviolet stellaire peut dissocier en hydrogène et en oxygène la vapeur d’eau présente dans l’atmosphère des exoplanètes", explique ainsi Vincent Bourrier dans le communiqué que l'UNIGE. C'est donc une manière de détecter la présence d'eau.

Or, la quantité observée de rayonnement ultraviolet émis par TRAPPIST-1 laisse grandement penser que les planètes pourraient avoir perdu "des quantités d’eau colossales" au cours de leur histoire. "Ceci est particulièrement vrai pour les deux planètes les plus proches du système, TRAPPIST-1b et TRAPPIST-1c, qui ont reçu la plus grande quantité d’énergie UV", précise Julien de Wit, astronome au Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux États-Unis et co-auteur de l’étude.

Plus probable sur les planètes éloignées

Plus précisément, ce sont les planètes les plus éloignées de l'étoile naine qui devraient avoir le moins perdu d'eau et qui se trouveraient donc davantage dans cette zone dite "habitable". Par contre, celles qui se sont plus proches de l'étoile pourraient être complètement asséchées et auraient ainsi moins de probabilité d'abriter une quelconque forme de vie.

Ce n'est donc pas encore 100 % certain qu'une vie extraterrestre existe, mais les prochaines données télescopiques pourraient répondre à la question. Le tout sera de déterminer la nature des astres et leur potentiel habitable.

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