© Twitter Raoul Hedebouw

"Il faut renouer avec les manifestations": Raoul Hedebouw et le PTB sont prêts à descendre dans la rue

4 septembre 2017

Raoul Hedebouw a fait sa rentrée médiatique ce lundi. Et le président du PTB a fait fort: frappant sur tous ces adversaires politiques, notamment sur le PS, il a également affirmé que son parti continuerait son opposition au pouvoir en place en soutenant le plus possible les futures manifestations. Ça promet.

Alors que le PTB cartonne dans les sondages en Wallonie depuis quelques mois, les propos de son président pèsent bien lourds désormais. Alors quand Raoul Hedebouw s'invite sur les ondes de RTL et accorde une large interview à Sudpresse ce lundi, pas question de se louper.

Di Rupo, Lutgen et Jambon taclés

Le président du PTB n'a oublié aucun de ses adversaires politiques. Et il a pris soin de bien taper sur le PS, qu'il est loin de considérer comme un parti aux idées "communistes". "Le PS, c’est toujours la même chose: c’est mettre le clignoteur à gauche et tourner à droite. C’est très dangereux, boum. Attention aux accidents", accuse Hedebouw dans Sudpresse. "Les gens en ont marre d’entendre des discours de gauche et de voir des actes qui sont de droite. S’il y a bien une raison pour laquelle le PTB monte dans les sondages, c’est ça. Les gens veulent retrouver une authenticité."

Et Elio Di Rupo n'est pas oublié pas son adversaire politique. "Qui peut croire que les propositions de Di Rupo sont crédibles?", s'interroge-t-il sur RTL. Mais que l'ancien Premier ministre se rassure. Personne n'est oublié dans la charge de Hedebouw. Le gouvernement actuel? Il "n'en attend rien de bon". Benoît Lutgen, qui a débranché la prise avec le PS? "C'est un homme politique traditionnel. C'est la langue de bois. Pour lui, c'est une question de places. Nous c'est la lutte des classes, pas la lutte des places". Jan Jambon, qui a tendu la main au PTB? "Moi ça me fait vachement rire. Il veut discuter avec le seul parti qui est encore national." La machine à baffes était de sortie.

La Belgique = "un grand 'flexiland'"

Et Raoul Hedebouw de prévenir: il faudra compter sur le PTB pour mener l'opposition. "On va mener une opposition comme on l'a fait avec le gouvernement fédéral. Une opposition sociale, dans la rue", prévient-il. Mais pourquoi venir foutre le bazar dans la rue? "Je crois qu'il faut renouer avec des manifestations. Notre rôle, au politique, c'est d'informer. On veut transformer la Belgique en un grand "flexiland". Les gens ne le savent pas. Les flexi-jobs, sont des contrats zéro heure. (...) Tu signes ton contrat, tu ne sais pas combien de temps tu vas travailler. Tu signes juste ton contrat."

Mais attention: le président du PTB n'appelle pas non plus tout le monde à descendre dans la rue. "Ce n'est pas notre rôle comme parti politique. Ce sont les syndicats ça. Mais on va soutenir toutes les actions qui seront entreprises par les organisations syndicales. Parce que, effectivement, c'est la voie pour résister à ces mesures. Mais j'insiste, il y a l'action et l'information. Je veux expliquer ce qui se passe. Les plans de privation du gouvernement sont réels", ajoute-t-il, avançant l'exemple de la SNCB.

Hedebouw reste toutefois conscient qu'il sera difficile pour le PTB de se retrouver au pouvoir. De toute façon, il semble préférer vouloir rester dans l'opposition, avec un but précis: "Les Wallons, ce qu’ils veulent, ce n’est pas que le PTB monte au gouvernement. Ce qu’ils veulent, c’est qu’une politique de gauche soit appliquée". Un énième tacle adressé au PS et Elio Di Rupo, qui apprécieront.

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