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"Nous sommes en train d'empoisonner nos enfants", Greenpeace attaque la Wallonie et la Flandre sur la qualité de l'air

11 septembre 2017

Ce dimanche, on apprenait que la Belgique a encore pété les scores en terme d'émission de gaz à effet de serre. Alors, c'est sans surprise qu'on apprend ce lundi que Greenpeace a décidé d'attaquer les gouvernements régionaux en justice. L'ONG accuse les régions de ne pas en faire assez pour limiter la pollution de l'air. 

Ce lundi, les ministres wallons et flamands de l'environnement, Carlo Di Antonio (cdH) et Joke Schauvliege (CD&V), ont reçu un courrier pas très gentil de la part de Greenpeace. En effet, l'ONG de défense de l'environnement ont envoyé une mise en demeure à l'intention des gouvernements wallons et flamands. Ils reprochent à la Belgique un manque d'actions pour lutter contre la pollution de l'air, ainsi que d'avoir mis en place "un système de mesures inadéquat" pour évaluer la situation.

Un mois pour réagir

Greenpeace laisse un mois à la Belgique pour réagir. Si l'ONG n'obtient de réponse convaincante dans ce délai, elle attaque les gouvernements régionaux au tribunal. Joeri Thijs, responsable de la campagne Qualité de l'air au sein de l'ONG, justifie cette action: "Ces gouvernements sont coupables d'absentéisme dans la défense de leurs citoyens contre les impacts catastrophiques de la pollution de l'air sur notre santé."

Il rappelle également ce que l'on t'expliquait dimanche: la Belgique est clairement à la traine en terme d'émission de gaz à effet de serre. Au fil des ans, le plat pays émet toujours plus de gaz nocifs: "Notre pays est à la traîne et a des scores très faibles principalement en matière d'émissions de dioxyde d'azote - provenant surtout des moteurs diesel. C'est pourquoi nous avons décidé de les attaquer en justice."

La Belgique empoisonne ses enfants

Pour forcer une réaction des autorités, Joeri Thijs joue sur la corde sensible: les enfants. "Nous sommes tous en train d'empoisonner nos enfants, car ils sont encore plus sensibles que nous à l'inhalation d'air pollué par le dioxyde d'azote" avance-t-il. Pour parler chiffres, le risque d'asthme chez les enfants augmente de 15% quand ils sont exposés à 10 µg/m³ de dioxyde d'azote.

Greenpeace a en effet fait des relevés dans Bruxelles et Liège pendant la semaine de rentrée. Leur conclusion est que les enfants sont soumis à des quantités malsaines d'air pollué. Bon et bien il va falloir se bouger si Carlo Di Antonio et Joke Schauvliege ne veulent pas se retrouver au tribunal dans un mois..

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