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Le Conseil de sécurité fout des baffes à la Corée du Nord en adoptant des nouvelles sanctions 

12 septembre 2017

Le Conseil de Sécurité de l'ONU a adopté lundi à l'unanimité des nouvelles sanctions contre la Corée du Nord. Résultat? Les sanctions sont moins sévères que prévu, mais la communauté internationale espère qu'elles le sont tout de même assez afin de persuader le régime de Kim Jong-un de revoir son programme nucléaire.

On ne savait pas si la Chine et la Russie allaient mettre leur veto, mais maintenant c'est bon. Le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté lundi à l'unanimité des nouvelles mesures de sanctions contre la Corée du Nord. Le but? Punir le régime de Kim Jong-un pour son essai nucléaire datant du 3 septembre.

Ce sont les États-Unis qui étaient à l'initiative des sanctions. Ils avaient en avance diffusé à leurs 14 partenaires du Conseil de sécurité de l'ONU le texte contenant cette huitième sanction. Il a ensuite été modifié et le texte est devenu moins sévère que prévu.

Résultat? La Corée du Nord a maintenant l'interdiction d'exporter du textile et elle s'est vu réduire son approvisionnement en gaz et en pétrole. En ce qui concerne le pétrole, les ventes seront limitées à 500.000 barils pendant trois mois à partir du 1er octobre. À partir du premier janvier, les ventes passeront à deux millions de barils pour une période d'un an.

Des sanctions moins sévères que prévu

Pour les Royaume-Uni, la France, l'Italie ainsi que les Etats-Unis, cette nouvelle résolution est "très solide" et elle permet à l'ONU d'affirmer sa "détermination", rapporte le journal La Libre. La Corée du Sud a quant à elle décrit cette mesure comme un "avertissement sévère" pour son voisin la Corée du Nord. "La Corée du Nord doit comprendre que la dénucléarisation est la seule voie lui garantissant sécurité et développement économique", a ajouté le gouvernement sud-coréen dans un communiqué.

Le premier projet de texte des États-Unis était à la base bien plus sévère que celui adopté hier soir. Le texte initial prévoyait un embargo complet sur le pétrole et le gaz, le renvoi en Corée du Nord de ses expatriés (environ 93.000 personnes), le gel des avoirs de Kim Jong-Un, l'interdiction d'importer du textile nord-coréen ainsi que des inspections par la force de navires en haute mer suspectés de violer les résolutions de l'ONU.

35.000 expatriés

C'était donc des mesures très sévères qui risquaient de se heurter à la Russie et à la Chine et c'est pourquoi le texte a été adouci. Par exemple, le point concernant le gel des avoirs de Kim Jong-un a été retiré du texte.

Concernant les expatriés nord-coréens et les inspections de navires suspects, les mesures sont moins strictes que dans le texte initial. Ce n'est pas vraiment étonnant vu que la Russie fait travailler près de 35.000 expatriés nord-coréens.

Il reste à savoir maintenant comment la Corée du Nord va réagir.

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