© EPA

Réélu à 99,3% par les actionnaires, O'Leary se met les pilotes à dos: de nouvelles annulations sont envisagées chez Ryanair

23 septembre 2017

Le bras de fer continue: les pilotes et la direction de Ryanair ne sont pas parvenus à trouver d'accord. Les pilotes veulent profiter de la crise pour revaloriser leur statut. La direction, de son côté, tente de les convaincre d'interrompre leurs vacances pour pallier le manque de pilotes. Mais ses conditions ne satisfont pas les pilotes qui ont donc décidé d'entamer une grève. Du coup, de nouvelles annulations sont possibles en novembre si la crise perdure.

Ryanair suite et pas fin. Depuis le début du mois de septembre Ryanair a dû annuler quelque 2.100 vols jusque fin octobre. Ce sont ainsi plus de 300.000 passagers qui ont été ou vont être impactés. Outre le fiasco en termes de communication - Ryanair a tour à tour évoqué la météo ou la grève des contrôleurs - la direction a finalement dû avouer qu'il s'agissait d'un gros problème de planification des pilotes. Beaucoup de pilotes sont en vacances après un été hyper chargé.

Du coup, la direction tente maintenant de rapatrier ses pilotes. Mais les primes qu'elle propose (6.000 à 10.000 euros en échange de dix jours de leurs congés) ne semblent pas satisfaire les satisfaire. Faut dire que les pilotes se plaignent depuis longtemps de leurs conditions de travail. Ils aimeraient donc profiter de la crise pour renégocier leur statut. Ils disposent d'un atout en plus dans leur poche: beaucoup de pilotes ont ou peuvent trouver un accord avec d'autres compagnies aériennes, qui rémunèrent mieux (Norwegian Airlines par exemple).

Au finish?

Hier, les pilotes ont lancé un ultimatum à leur boss, Michael O'Leary. Mais ses promesses ne suffisent pas et les pilotes ont donc décidé de débrayer. Si un arrêt de travail complet n'est pas à l'ordre du jour, ils vont entamer une grève de zèle. il faut comprendre ici qu'ils feront le strict minimum. Exemple: les pilotes ont une obligation d'arriver 45 minutes avant leur vol. Dans les faits, il faut plutôt arriver bien plus tôt. Ils ne le feront plus. Et tant pis pour les éventuels retards.

Le souci, c'est que si cette crise persiste voire s'aggrave, tout indique que d'autres vols seront impactés après la fin octobre. Et vu que les pilotes envisagent également de rentrer massivement des certificats médicaux tant qu'ils n'obtiendront pas gain de cause, tout va dépendre de la direction.Justement, celui que l'on annonce plus fragile que jamais ne l'est pas du tout. O'Leary a été réélu à 99,3% par les actionnaires pas plus tard que jeudi dernier, lors de l'assemblée générale.

Déjà lu?

Déjà lu?