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"Une telle pratique va trop loin": Kris Peeters (CD&V) demande une enquête sur les pratiques commerciales de Ryanair

26 septembre 2017

En tant que ministre fédéral de la Protection des consommateurs, Kris Peeters (CD&V) a décidé de s'attaquer à un gros morceau: Ryanair. Dans son viseur: la nouvelle politique de la compagnie aérienne de faire payer un supplément pour être assis à côté de ses proches. Encore un problème à régler pour Micheal O'Leary, le boss de Ryanair. 

C'est pas la joie du côté de Ryanair. Michael O'Leary doit déjà gérer une grève du personnel mais en plus, il va devoir en découdre avec Kris Peeters, ministre fédéral de la Protection des consommateurs. En effet, le ministre flamand n'apprécie pas trop le fait que la compagnie low cost demande un supplément à ses clients pour être assis à côté de leurs amis ou membres de leur famille.

Si la compagnie assure qu'elle n'a pas recours à ce genre de pratiques, les témoignages des voyageurs prouvent le contraire. En effet, depuis mai dernier, il faut mettre la main au portefeuille pour pouvoir être assis à côté de ses proches durant le vol. Tu auras beau réserver tes tickets en même temps que tes amis ou faire le check-in ensemble, cela ne changera rien...À moins de mettre la main au portefeuille.

"Une telle pratique va trop loin"

Ryanair s'est déjà défendu: "réservez votre siège" en précisant que le tarif s'élève à deux euros. Pourtant, plusieurs voyageurs jurent avoir déboursé 15 euros pour être assis à côtés de leurs proches. Et ça peut monter jusqu'à 20 euros. Une somme non-négligeable pour les familles. Quand cette pratique est arrivée aux oreilles de Kris Peeters, sa réaction n'a pas trainé: "Pour autant que je sache, la réservation d’un siège était déjà payant" a-t-il déclaré à la Chambre.

Il explique qu'un tel service devrait être automatiquement inclus dans le prix du billet: "À mes yeux, il ne s’agit pas d’un service distinct, mais d’un élément inhérent à toute réservation, que ce soit pour un avion, une pièce de théâtre ou un concert." Il rajoute également que Ryanair est la seule compagnie à appliquer ce genre de politique.

Une enquête est lancée

Kris Peeters demande donc la gratuité pour un service si élémentaire. Pour ce faire, il a décidé de saisir le SPF Finances afin de lancer une enquête: "J’ai demandé au SPF Économie de se pencher sur ce dossier et de mener une enquête approfondie de manière générale sur les pratiques de l’entreprise concernée." Il donne quelques détails sur l'objet de cette enquête qui sera plus globale: "Cette enquête visera notamment l’indication des prix, les pratiques commerciales déloyales, la vente à distance et les services de la société de l’information."

En attendant, pour redorer son blason, Ryanair a déjà effectué une baisse des tarifs pour certains vols. Ainsi, les grandes capitales européennes telles Rome ou Londres seront accessibles pour moins de 10 euros. En tout, un millions de billets seront proposés à prix cassés et ce du 1er octobre au 27 février 2018. Une compensation plutôt appréciable après l'annulation de près de 2.000 vols la semaine dernière.

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