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Les Catalans n'ont pas beaucoup dormi cette nuit. Dès 5h30 ce matin, ils étaient là pour voter

1 octobre 2017

Ce matin, tous les yeux de l'Europe sont rivés sur le nord est de l'Espagne, les Catalans essayent/vont voter pour s'exprimer sur l'indépendance de leur région. Le gouvernement espagnol étant contre ce référendum, il n'a pas hésité à mettre tout en oeuvre pour éviter le vote de ce dimanche. Mais les Catalans ont veillé et ont procédé à un véritable sitting pour protéger leurs bureaux de vote. 

Les Catalans se sont levés tôt ce matin pour aller décider de leur avenir. Certains, ont même préféré ne pas dormir et passer la nuit sur un des lieux de vote d'aujourd'hui. Ils ont voulu protéger les derniers bureaux de votes restants. En effet, l'interdiction de la tenue de ce vote par Madrid, a provoqué la fermeture de la moitié des 2.315 bureaux de votes mais aussi la saisie de millions de bulletins de vote, ainsi que du matériel dédié à l'organisation du référendum. Hier, la police gouvernementale a même fermé le centre informatique du gouvernement régionale catalan, le centre censé comptabiliser les votes.

Les Catalans veulent voter, veulent leur indépendance. Alors malgré la véritable guerre qu'a menée Madrid pour tenter d'empêcher la tenue du scrutin, les Catalans sont là aujourd'hui.

Pourtant, hier encore Enric Millo, représentant du gouvernement en Catalogne déclarait au Monde, "Il est logique de penser qu’il se passera quelque chose demain, mais ce qui est sûr, c’est que ce ne sera pas un référendum".

En tout cas, depuis tôt ce matin, les Catalans se rassemblent

Dès 5h du matin, les Catalans ont commencer à se masser devant les bureaux de vote

Tous ne veulent qu'une chose: "voter pour leur liberté"

Certains ont passé la nuit là, pour assurer le vote

Même la pluie ne peut pas les arrêter dans leur détermination

Et la journée risque d'être sous tension

Quelle légitimité pour ce vote?

Malgré l'interdiction de Madrid, les autorités catalanes ont pourtant tout tenté pour garder la tenue de ces élections. Toute la question qui se pose aujourd'hui, est de savoir, quelle force aurait réellement le résultat de ce vote? Interdit aux yeux de la loi espagnole, que fera Madrid dans le cas où les Catalans disent oui à l'indépendance. En tout cas, hier le président séparatiste Carles Puigdemont a demandé qu' " une médiation avec Madrid ait lieu, peu importe que le oui ou le non l'emporte. Il a aussi rappelé l'importance du côté pacifique de leur mouvement.

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