© Twitter @jcuixart

Référendum Catalogne: les interventions de la Garde civile ont déjà fait des centaines de blessés

1 octobre 2017

Tôt ce matin, à peine quelques dizaines de minutes après l'ouverture des bureaux, la garde civile est intervenue et a commencé à s'emparer des urnes déjà remplies. Les policiers ont bloqué l'accès aux bureaux de vote et la situation dégénère en certains endroits. Jusque maintenant des centaines de personnes auraient été blessées suite aux différentes intervention de la Garde civile, la police du Gouvernement, rapporte le gouvernement Catalan.

Le référendum, interdit par le gouvernement espagnol tourne au cauchemar pour les Catalans.

Les séparatistes ont les jours précédents tenter de protéger tant bien que mal la tenue de leur scrutin, malgré la tentative de blocage de la part de Madrid. Certains ont même dormi dans les bureaux de vote pour éviter qu'ils soient pris par la Garde civile. Les fermiers ont fait le chemin dans les grandes villes pour placer leurs machines agricoles devant.

Mais aujourd'hui, Madrid a voulu frapper encore plus fort et interdire sans discussion la tenue du référendum. Quelques dizaines de minutes après l'ouverture des bureaux de votes, la police étatique a encerclé les bureaux pour barrer l'accès aux électeurs. Ils se sont aussi emparés de toutes les urnes qu'ils trouvaient sur leur passage.

Les Catalans ne veulent pas renoncer à leur vote et tentent de forcer les barrages de la police, petit à petit des affrontements violents ont éclaté. Le ministre de l'Intérieur a confirmé la volonté d'interdir le référendum interdit par Madrid et a qualifié les actions de la police comme "proportionnel et professionnel". Mais les scènes de violences publiées sur les réseaux sociaux ont de quoi choquer. Jusque maintenant le gouvernement de la Catalogne a compté 465 personnes blessées suite aux interventions de la Garde civile. Du côté des forces de l'ordre, 12 agents auraient été blessés, selon le ministre de l'intérieur espagnole. Les autorités catalanes ont fait état d’au moins 91 blessés et "465 personnes accueillies dans les hôpitaux et centres de santé" dans toute la région.

De nombreux politiciens catalans ont appelé à la démission du gouvernement Rajoy, dénonçant une répression excessive et inhumaine de l'expression du droit de vote des Catalans.

Récit en tweets ci-dessous.

La police s'est vite emparée des urnes déjà remplies

"Quelle honte! La police saisit des urnes. Le recours à la force contre la volonté pacifique et démocratique de la Catalogne" a tweeté Jordi Cuixart, président d'Òmnium Cultural, une association qui oeuvre pour promouvoir la culture catalane.

Ce matin, devant un bureau de vote à Barcelone, la foule criait à l'unisson face à la Garde civile

"Nous sommes des gens de paix" crie la foule"

La police anti-émeutes est présente face à la foule depuis tôt ce matin

La police a encerclé les bureaux de vote quelques dizaines de minutes après leur ouverture

"Charge de la garde civile"

Le ministre de l'Intérieur espagnol a directement confirmé l'intervention de la Garde civile

"La police s'empare des urnes pour appliquer le mandat judiciaire contre le référendum illégal"

La maire de Barcelone a réagi face à la présence policière

"Un président de gouvernement lâche a inondé notre ville avec sa police. Barcelone, une ville de paix, n'a pas peur"

La situation dégénère, la Garde civile et les citoyens catalans s'affrontent

Pablo Iglesias est un politicien espagnol et s'adresse directement à Mariano Rajoy, président du Gouvernement espagnol : "C'est ça votre "victoire"?"

La police semble maintenant tirer avec balles en caoutchouc vers les Catalans

Pendant ce temps-là, à l'extérieur d'autres bureaux encore ouverts, les Catalans font la file

Selon le porte-parole du gouvernement, 73% des bureaux de vote ont pu ouvrir ce matin. Il a appelé la population à rester patiente.

Dans certains bureaux de vote, comme ici dans une école, la police prend de force les bulletins de vote

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