François Bellot (MR) est confiant: "Je veux être le ministre qui va finaliser le RER"

3 octobre 2017

À l'occasion du premier test en Belgique d'un bus sans chauffeur, on a papoté un peu avec le ministre de la Mobilité, François Bellot (MR). Pour lui, pas de doute: les véhicules autonomes seront une plus grande révolution qu'internet et les smartphones. Mais cela prendra du temps. Dès lors, quelles sont les solutions à court terme pour améliorer la mobilité, notamment à Bruxelles?

Nous avons assisté au premier test d'un bus sans chauffeur sur les hauteurs de Malmedy. Si le ministre de la Mobilité et des Transports nous promet une révolution, plusieurs obstacles se dressent encore pour généraliser cette technologie.

Mais que va faire le ministre dès maintenant pour désengorger nos routes, notamment vers Bruxelles? "La solution ne viendra pas que des pouvoirs publics", prévient le ministre. Il faut aussi un changement au niveau des mentalités: "Depuis décembre 2016, 72 nouveaux trains irriguent Bruxelles et sa périphérie, jusque Nivelles, Braine-l'Alleud et Leuven. Mais on remarque que cela est méconnu des gens".

Changer les mentalités

Le ministre fait un appel clair à ceux qui se rendent dans Bruxelles aux heures de pointe: "Je demande aux gens qui habitent près d'une gare bien desservie de penser à utiliser ces trains, ce qui est d'ailleurs souvent remboursé par l'employeur".

D'autant que l'offre va encore être améliorée. D'ici décembre prochain, "il y aura 5,1% d'offre ferroviaire en plus", a annoncé le ministre sur les antennes de La Première. "À Namur, il y aura 23 trains supplémentaires entre Charleroi et Namur et ces trains vont gagner 6 à 7 minutes", précise-t-il.

Et puis il y a le co-voiturage: "Si 10% des gens qui se rendent à Bruxelles en co-voiturage, il y aurait 30% de bouchons en moins, et avec 20%, il n'y en aurait plus du tout". Pour favoriser ce co-voiturage, le ministre est en étroite relation avec le ministre de la Mobilité wallon Carlo Di Antonio (cdH). Le but: introduire une bande de co-voiturage sur nos autoroutes. Dès la fin 2018, une bande réservée aux voitures avec au moins trois personnes dedans fera son apparition sur l'E411 en direction du Grand-Duché de Luxembourg pour un premier test.

Le RER? Dès 2023...

Et puis, il y a le fameux RER. Le ministre semble plutôt confiant pour relancer les travaux au plus tard pour le printemps 2018: "Je veux être le ministre qui finalisera le RER ou du moins qui pose les grandes décisions pour relancer le projet".

François Bellot nous explique que la situation était loin d'être idéale au moment où il a pris ses fonctions: "Les ministres successifs savaient qu'il allait manquer d'argent, plusieurs centaines de millions d'euros".

Après avoir fait ce constat, confirmé par la Cour des comptes, il fallait une solution. Et François Bellot a trouvé une sérieuse piste en mars dernier: il a dégagé une enveloppe d'un milliard en plus des 6,7 consacrés à l'ensemble du rail belge. Une partie de ce montant ira directement pour le RER.

"L'objectif, c'est un train tous les quarts d'heure, sur la ligne Bruxelles-Ottignies-LLN dès 2023. Et toutes les demi-heures pour la ligne Nivelles-Bruxelles", conclut le ministre sans toutefois avancer de date. "Ce dossier a manqué de gouvernance et de pilotage (...), mais maintenant, je sens un nouveau dynamisme au sein de la SNCB". On aimerait tellement le croire après sept à huit ans de retard sur le plan initial.

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