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Les Etats-Unis claquent la porte de l'Unesco car l'organisation est jugée "anti-israélienne"

12 octobre 2017

On le sait: Donald Trump n'aime pas trop l'ONU et ses composantes. On savait aussi que la tension était palpable depuis le mois de juillet entre les Etats-Unis et l'Unesco. Mais la décision de se retirer en a surpris plus d'un. L'explication encore davantage. 

Le multilatéralisme n'est pas vraiment la tasse de thé de Donald Trump. On le sait, c'est "America first" et toutes les organisations internationales ne sont pas du goût du président, car il n'est pas le seul décideur. Trop de compromis, trop de discussions, trop de dépendance par rapport aux autres, Donald Trump a horreur de ça.

La décision prise ce jeudi est toutefois aussi soudaine que radicale: les États-Unis se retirent de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (unesco). Washington conservera un statut d'observateur mais le retrait sera bien effectif à partir de décembre 2018.

L'explication donnée par le département d'État américain a de quoi surprendre: l'Unesco est jugée trop "anti-israélienne", rapporte l'AFP. En effet, dès le mois de juillet, les États-Unis entendaient de revoir leur position par rapport à l'organisation. En cause, la décision de l'Unesco de déclarer la vieille ville cisjordanienne de Hébron comme "zone protégée du patrimoine mondial". "Un affront de l'histoire" avait alors déclaré l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Israël aussi

On découvre ici toute l'influence d'Israël sur les États-Unis. Les relations s'étaient un peu refroidies sous Obama car l'ex-président ne pouvait pas piffer Netanyahu, Premier ministre de l'État hébreu. Cela n'avait toutefois pas empêché la fin de la participation au financement de l'Unesco dès 2011. En cause, l'intégration de la Palestine comme membre officiel de l'organisation.

Les États-Unis disent vouloir "réformer l'institution en profondeur", même si la promesse est faite de continuer à protéger le patrimoine mondial "dans certains dossiers". La direction de l'organisation "regrette" ce choix, Israël le salue, parlant de nouvelle ère aux Nations unies: "celle où quand on pratique la discrimination contre Israël, il faut en payer le prix". Dans la foulée, l'Etat hébreu a annoncé à son tour qu'il quittait l'organisation de défense du patrimoine.

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