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Le président du Parlement européen est clair: "Personne en Europe ne veut reconnaître la Catalogne en tant qu'État indépendant"

22 octobre 2017

Alors que Madrid a pris des mesures fortes pour essayer d'empêcher la Catalogne de devenir un État indépendant, une interview du président du Parlement européen en remet une couche. Pour Antonio Tajani (PPE), personne ne reconnaîtra l'indépendance de la Catalogne, même Theresa May.

Madrid a frappé fort ce samedi. Il faut dire que le torchon brûlait entre la capitale et Puigdemont depuis quelques jours. Mariano Rajoy a mis sa menace à exécution et a décidé de priver la Catalogne de son autonomie. Il a demandé au Sénat de lui permettre de dissoudre le parlement catalan et de convoquer des élections dans un délais de six mois. Il veut que tout le gouvernement catalan soit démis de ses fonctions. Cette décision sera votée par le Sénat le 27 octobre. Carles Puigdemont de son côté a réagi en parlant de "la pire attaque" contre sa région depuis la dictature franquiste.

Même Theresa May ne reconnaîtra pas l'indépendance de la Catalogne

Et ce dimanche, le journal italien Il Messaggero, publie une interview du président du Parlement européen, l'Italien Antonio Tajani qui appartient au groupe Parti populaire européen (PPE). Il ne mâche pas ses mots et n'hésite pas à parler de référendum illégal. Pour lui, la proclamation de l'indépendance catalone s'est faite "au mépris de l'État de droit et contre la Constitution espagnole". Et au sein de l'Europe personne ne voudrait reconnaître l'indépendance catalane même Theresa May: "Personne en Europe ne veut donc reconnaître la Catalogne en tant qu'État indépendant. Theresa May, en plein Brexit, a également déclaré que le Royaume-Uni ne reconnaîtra jamais la Catalogne".

Même situation en Lombardie et en Vénétie?

En Italie, deux régions du Nord, la Lombardie et la Vénétie, organisent aujourd'hui un référendum pour que Rome accorde plus d'autonomie à leur région. Mais contrairement à la Catalogne, ce référendum consultatif est lui prévu par la Constitution italienne, ce qui change tout pour le Président du Parlement européen. "Tout d'abord, ces deux référendums sont légitimes, alors que le catalan ne l'était pas. Et puis le référendum catalan était pour l'indépendance, alors que ceux de Lombardie et de Vénétie étaient consultatifs et demandaient plus d'autonomie". La situation serait donc totalement différente.

Cette semaine s'annonce explosive en tout cas...

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