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Un centre d'accueil pour migrants va ouvrir à Bruxelles: Theo Francken prévoit un "appel d'air à la criminalité"

24 octobre 2017

Ce lundi, la Ville de Bruxelles a mis à disposition un bâtiment pour accueillir des migrants. Il s'agit d'un immeuble de 3.600m² en plein centre de la capitale qui était voué à la démolition. Le conseil communal bruxellois lui a donc trouvé une utilité. Cette décision intervient pour contrer le gouvernement fédérale qui "ne fait rien" pour aider les migrants. Alors, il fallait bien que Theo Francken réagisse.

C'est officiel depuis ce lundi, le conseil communal de la Ville de Bruxelles s'est mis d'accord à la majorité pour louer un immeuble à différentes organisations prêtes à aider et accueillir des migrants. On parle d'un bâtiment de 3.600m2 en plein cœur de la capitale qui était voué à la démolition. Le conseil communal a donc décidé de le recycler en centre d'accueil.

Cette décision du pouvoir bruxellois va à l'encontre des décisions du gouvernement fédéral qui "ne fait rien pour les migrants" selon Karine Lalieux (PS), échevine bruxelloise de la Culture et du Tourisme. Alors évidemment, il y en a un qui n'est pas content c'est Theo Francken (N-VA), le secrétaire d’État à l'Asile et à la Migration. Il a tenu à réagir par rapport à cette décision de la Ville de Bruxelles et il a décidé de le faire sur les ondes de La Première.

Plus d'insécurité et de criminalité

Theo Francken semblait un peu remonté devant Thomas Gadisseux dans Matin Première. Il le dit clairement, il est contre ce centre d'accueil pour migrants. Selon lui, cette décision de la Ville de Bruxelles ne fera qu'amplifier l'insécurité sur les parkings d'autoroute qui vont jusqu'à la mer: "Ils (les migrants) ne veulent pas rester en Belgique mais veulent aller en Angleterre. Ce centre d'accueil va créer un appel d'air de criminalité dans les parkings de l'E40 vers la côte."

Le secrétaire d’État pense donc ici aux chauffeurs routiers qui vont croiser de plus en plus de migrants en route vers l'Angleterre. C'est en effet sur les airs d'autoroute que les migrants tentent d'infiltrer des camions pour se rendre outre-Manche. Selon lui, ce centre d'accueil est superflu car "le jour même où un migrant demande l’asile, il a un lit, un pain et un bain, comme tout le monde." Ce centre d'accueil ne fera donc, selon Theo Francken, que renforcer l'insécurité et la criminalité et ne sera utilisé que par des migrants en transit pour l'Angleterre. Francken continue donc sa défense des chauffeurs poids lourds comme il le fait depuis plusieurs semaines. Comme il le dit si bien "ils sont roumains, polonais, bulgares et ont aussi des droits."

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