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Pas de vaccin, pas d'école: la ministre française de la Santé siffle la fin de la récréation

24 octobre 2017

Le gouvernement français va rendre obligatoire aux enfant, l'administration de onze vaccins à partir du 1er janvier 2018. Mais sur la toile, comme dans les discussions quotidiennes, le débat fait rage entre les anti-vaccins et les pro. La ministre de la Santé a décidé de hausser le ton.

Les enfants "ne rentreront pas à l'école s'ils ne sont pas vaccinés". Voilà ce qu'a déclaré la ministre de la Santé française, Agnès Buzyn, lors du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Dès le 1er janvier 2018, onze vaccins vont être rendus obligatoires pour tous les nouveaux enfants de la République.

Pour l'heure, seuls les vaccins contre la DT-Polio, la diphtérie et le tétanos sont obligatoires, ce sera le cas pour huit autres: coqueluche, rougeole, oreillons, rubéole, hépatite B, bactérie Haemophilus influenza.

Polémique

Cette obligation fait polémique sur la toile. De nombreux anti-vaccins n'y voient qu'un moyen pour les industries pharmaceutiques de faire encore plus de profit. Très vite, le débat vire à l'insulte entre les pro et les anti. Il est pourtant prouvé qu'ils sont nécessaires.

Des cas de rougeole sont d'ailleurs réapparus en Europe. On estime que si le taux de vaccination descend en dessous des 95%, le vaccin n'est plus efficace. Or la proportion d'enfants vaccinés a tendance à baisser, ce qui met en danger tous les autres. Pour l'heure, seuls huit enfant sur dix prennent les onze vaccins recommandés.

La ministre va dans ce sens sur le plateau de LCI: "Ce n’est pas une lubie, j’essaie simplement de répondre à une recommandation forte de l’Organisation mondiale de la santé. Parce que notre pays n’est pas au rendez-vous".

Elle maintient toutefois que "la sanction (pénale) ne sert à rien", mais elle compte bien interdire l'accès à l'école aux enfants non vaccinés. Et ça vaut pour la crèche aussi.

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