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En progrès ou dégagés: Theo Francken (N-VA) veut s'attaquer aux abus des étudiants étrangers

26 octobre 2017

Theo Francken est sur tous les fronts. Le Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (N-VA) a une nouvelle lubie pour 2018: traquer les abus des étudiants étrangers de passage en Belgique. Selon lui, les visas étudiants ne seraient qu'un prétexte pour permettre à certains de débarquer en Europe.

Pour Theo Francken, le "tourisme social" des étudiants étrangers en Belgique, ça suffit. C'est ce que le Secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration (N-VA) explique dans les colonnes de la Capitale. L'un de ses objectifs en 2018 sera ainsi de lutter contre les abus des étudiants étrangers de passage dans notre pays.

Nouvelles mesures

"Nous devons garder à l’esprit que de nombreux ressortissants de pays tiers n’utilisent pas ce canal migratoire à des fins d’études mais simplement pour accéder à notre pays ou à l’espace Schengen dans son ensemble", assure-t-il. "Il convient donc de veiller scrupuleusement à ce que les études soient bien entamées et poursuivies avec succès."

De nouvelles mesures vont ainsi être prises: "À cet effet, un nouvel arrêté royal va être pris afin de prévoir la possibilité de délivrer un ordre de quitter le territoire à un étudiant si les progrès réalisés dans ses études sont insuffisants". Theo Francken ne précise pas comment seront mesurés ces progrès mais il prévient: "Nous entendons ainsi détecter au plus vite les cas de tourisme social et donc retirer un maximum de titres de séjour, dans le cadre de la loi en vigueur".

Il ajoute aussi qu'une "base de données de garants sera créée afin de contrer les abus dans l’utilisation de visas d’étudiants": "Elle permettra de récupérer au maximum certains coûts éventuels, comme le coût du rapatriement après expiration du délai du visa". Là aussi, aucune précision sur la date de l'entrée en vigueur de cette mesure n'est donnée. Impossible de dire si des étudiants étrangers pourraient être expulsés de Belgique dans les mois à venir ou si ce sera le cas à compter de la rentrée 2018/2019 en septembre prochain.

Migration active

Mais Theo Francken ne veut pas seulement expulser les étudiants qui ne progressent pas ou qui sont venus "en touriste" en Belgique. Il veut aussi récompenser ceux qui ont décidé de profiter de cette chance d'étudier chez nous. "Afin que notre pays puisse également bénéficier des avantages économiques de l’investissement dans l’enseignement des ressortissants de pays tiers, il est très important d’inscrire dans la loi sur les étrangers la possibilité de prolonger le séjour", analyse le secrétaire d’État.

Pour lui, les étudiants étrangers doivent se voir offrir la possibilité de pouvoir rester en Belgique "un certain temps", pour créer leur entreprise ou trouver un emploi ici, après avoir terminé leurs études par chez nous. "Cela permettra aux diplômés et aux doctorants d’être engagés dans notre économie, l’objectif étant que la migration estudiantine fasse à l’avenir partie intégrante de la migration active", conclut-il. Sur ce dernier point, il pourrait, pour une fois, être soutenu par l'opposition.

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