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Prêt à se rendre? Carles Puigdemont le fera mais seulement auprès de "la vraie justice...pas l'espagnole"

3 novembre 2017

Le prédisent Catalan destitué s'est rendu au JT de la RTBF pour revenir sur cette semaine bien agitée et sur sa présence en Belgique. Alors que le mandat d'arrêt européen à son encontre vient d'être confirmé, Puigdemont veut se "livrer à la vraie justice", celle de Belgique.

Carles Puigdemont, le président destitué de la Catalogne, fait maintenant l'objet d'un mandat d'arrêt émis par l'Espagne. Alors qu'il se trouve depuis lundi à Bruxelles, il a donné une interview à la RTBF. Si il s'est dit prêt "à discuter avec Mariano Rajoy", il dit néanmoins ne pas vouloir échapper à la justice mais vouloir se livrer à "la vraie justice", la belge et "pas l'espagnole".

Selon lui, le Premier ministre espagnol, Mariano Rajoy a été "barbare": "On ne peut pas parler de démocratie si on doit jouer avec ces règles du jeu. J'ai été élu. A quoi servent les élections? La volonté des citoyens catalans a été annulée de façon illégale par le gouvernement de Mariano Rajoy", s'indignait-il lors de son interview.

Aucun contact avec les politiques belges

Et si Carles Puigdemont a choisi la Belgique pour se réfugier, il assure ne pas vouloir "belgianiser la politique catalane". D'ailleurs, il dit ne pas avoir eu de contact avec des responsables politiques belges ou européens depuis son arrivée en Belgique. Il avait d'ailleurs déjà précisé que si il avait choisi Bruxelles, c'était avant tout parce-qu'il s'agit de la capitale de l'Europe.

Il a une nouvelle fois rappelé que sa présence ne cachait pas une demande d'asile politique: "Je ne suis pas ici pour demander l’asile politique en Belgique mais pour défendre un gouvernement légitime contre une action illégale du gouvernement espagnol", a-t-il encore protesté.

Une campagne menée depuis la Belgique?

Et si selon lui, Mariano Rajoy ne fait pas de la "politique", lui se dit être "prêt à être candidat" pour les élections du 21 décembre convoquées par Madrid, quitte à le faire "depuis l'étranger". "On veut les conditions les plus normales possibles, pas un gouvernement en prison.", ajoute-il. Bref, il se pourrait donc bien que Puigdemont mène sa campagne depuis la Belgique, sauf que maintenant que le mandat d'arrêt européen est confirmé, reste à voir ce qu'il va se passer pour lui. A priori, la Belgique aura 60 jours maximum pour le livrer à Madrid mais un porte-parole du parquet fédéral belge a annoncé dans un communiqué à l'AFP que le mandat allait "être étudié".

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