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Voilà comment comprendre le nouveau scandale des Paradise Papers en 3 questions

5 novembre 2017

Après les Panama Papers, voici les Paradise Papers! Plusieurs médias internationaux balancent ce dimanche soir les premiers résultats d'une enquête débutée il y a un an. Il apparaît que grâce à des montages légaux, quelques grands de ce monde, comme par exemple la reine Elizabeth II, ont profité des failles pour contourner les règles afin de payer le moins d'impôts possibles sur des sommes d'argent colossales. On t'explique tout ça.

Qu'est-ce que c'est que ce bazar des Paradise Papers?

C'est le nom du nouveau scandale financier dévoilé par le Consortium international des journalistes d'investigation. 381 journalistes ont travaillé sur les Paradise Papers pendant plus d'un an avant de balancer leurs résultats ce dimanche, près de 18 mois après les Panama Papers. Ils ont profité d'une fuite pour récupérer 13,5 millions de documents provenant du cabinet de conseils Appleby, basé dans les îles Caïman et dans dix autres paradis fiscaux.

Ce cabinet aide les grands de ce monde à profiter des failles du système pour planquer leurs millions dans des paradis fiscaux, parfois insoupçonnés. Le but? Leur permettre de ne pas payer d'impôts dessus, logique. Et le pire dans tout ça, c'est qu'il parvient à le faire en toute légalité, contrairement à Mossack Fonseca dans les Panama Papers...

Alors bien sûr, ce n'est pas une nouveauté que des milliards d'euros échappent aux impôts partout dans ce monde chaque année. Mais l'intérêt des Paradise Papers, c'est que les ficelles utilisées pour contourner le système vont être dévoilées. Et comme pour les Panama Papers, des noms très connus vont être balancés, ce qui pourrait faire tomber quelques têtes...

Qui est cité dedans?

La liste va s'allonger dans les jours à venir. Mais plusieurs personnalités sont déjà citées dès ce dimanche soir dans les Paradise Papers. Il y a par exemple la Reine Elizabeth II, qui a placé offshore une partie de son patrimoine personnel: shocking! Justin Trudeau, qui a toujours lutté contre l'évasion fiscale, se retrouve éclaboussé dans ce scandale aussi: certains de ses proches au sein de son parti sont cités dans ce scandale.

Même chose pour Donald Trump, dont 13 proches voient leur nom apparaître dans les Paradise Papers, dont Rex Tillerson, le chef de la diplomatie américaine, ou Wilbur Ross, le secrétaire d’État au commerce. Pour Ross, le plus gênant étant que ces documents révèlent de nouveaux liens entre lui et... la Russie.

Des sociétés mondialement connues vont devoir également s'expliquer sur leurs placements offshore: Nike et Apple sont notamment cités, tout comme Twitter et Facebook. Des grandes fortunes du monde entier et des sportifs (coucou Lewis Hamilton) vont être aussi concernées, ce qui n'est malheureusement pas une surprise...

Et la Belgique dans tout ça?

En Belgique, ce sont le Soir, De Tijd et Knack qui ont eu l'honneur de travailler sur ce scandale des Paradise Papers. Selon le Soir, le mot "Belgique" ressortait 64.000 fois dans les 13 millions de documents qui ont été analysés. Au final, près de 500 noms belges seraient concernés par ce scandale financier: des sociétés, des mandataires publics, des hauts fonctionnaires. Les dossiers en lien avec la Belgique vont être publiés dans les jours à venir. Knack en a balancé un premier, faisant état de liens entre le port d'Anvers, l'entourage de Donald Trump et le gaz russe. Ça promet...

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