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Qui va rembourser les commerçants pillés samedi soir lors des violences à la Bourse?

14 novembre 2017

À priori, les assurances. Mais en attendant que cela se fasse, et à condition que les commerçants aient souscrit une assurance, la Ville de Bruxelles va apporter une aide temporaire aux commerçants afin que ces derniers puissent protéger leurs établissements.

Une douzaine de commerces pillés, deux véhicules mis à feu, six autres vandalisés, du mobilier urbain défoncé (dont un feu de signalisation), du matériel volé, 22 policiers blessés, plusieurs installations du Marché de Noël endommagées... Triste bilan que laissent les commémorations du match Maroc - Côte d'Ivoire dans le centre de Bruxelles. Et maintenant, comment s'en remettre?

Subside

Le cabinet de l'Échevine des Affaires économiques Marion Lemesre (MR) est en train de dresser une liste de tous les commerçants qui ont été vandalisés pour avoir une estimation des dégâts. Ceux-ci se compteraient en milliers d'euros.

La Ville de Bruxelles ne pouvant pas rembourser directement les commerçants touchés par les émeutes, elle va donc "verser un subside à l’association de commerçants", nous confie Lisa Saoul, l'attachée de presse de Marion Lemesre.

Ce subside devrait aider les commerçants à rembourser les travaux pour sécuriser leurs magasins. Certains ont ainsi dû "acheter des panneaux en bois à mettre devant leur vitrine pour éviter que les gens puissent rentrer. C'est ce type de dépense qui sera pris en charge par les subsides", ajoute Saoul. "Nous étudions aussi la possibilité de prendre en charge les franchises pour les commerçants qui introduiront un dossier de dédommagement auprès de leur assurance", indique Marion Lemesre dans un communiqué de presse.

Assurances

Pour le reste, il faut voir avec les assurances, à condition que les commerçants aient souscrit une assurance habitation. Si c'est le cas, il faut encore que cette dernière comporte une clause vol afin que les assurances puissent les rembourser.

Dans le cas contraire, les victimes ne peuvent compter que sur la police: si celle-ci parvient à mettre la main sur les casseurs, les commerçants pourront exiger des réparations. Mais cela risque d'être long. Surtout, s'ils doivent passer par un procès.

Les responsables?

À la Ville de Bruxelles, on recolle encore les morceaux et l'on cherche toujours à savoir comment cela a commencé. Mais les informations sur le déroulement de cette soirée restent floues. "Certains commerçants n'étaient pas sur place," nous confie Lisa Saoul. "Ce sont des riverains qui les ont prévenus. Apparemment, il y a eu une bonne demi-heure entre le moment où ils ont contacté la police et le moment où cette dernière est intervenue."

"Le Premier échevin Alain Courtois a demandé au bourgmestre [de la Ville de Bruxelles, Phillippe Close] le déroulement précis de ce qu'il s'est passé, minute par minute, entre 18h et passé minuit, mais on est toujours en attente. Pour l'instant, le bourgmestre ne nous a toujours pas transmis ces informations," nous révèle Pierre-Benoît Sepulchre, l'attaché de presse du Premier échevin de la Ville de Bruxelles Alain Courtois (MR).

Jusqu'ici, une seule personne a été interpellée. Certains commerçants ont accusé la police d'avoir tardé. Olivier Slosse, porte-parole de la police de Bruxelles-Capitale Ixelles, s'est défendu en déclarant "avoir été surpris par l’intensité et la rapidité avec laquelle certains auteurs ont pillé des commerces". Pour avoir une image plus nette de la situation, il va donc encore falloir attendre que la Ville de Bruxelles ait fini d'éplucher les centaines de témoignages vidéo, audio et écrits qu'elle a reçus.

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