Photo de profil Facebook de Benlabel.

© Facebook/Benlabel

"Il leur fallait un coupable": le rappeur Benlabel, soupçonné dans les émeutes de Bruxelles, se défend en vidéo

19 novembre 2017

Benlabel a sorti hier soir une nouvelle vidéo sur YouTube, dans laquelle il invoque son droit de réponse. Le rappeur bruxellois, qui est soupçonné d'avoir incité aux émeutes qui ont eu lieu dans le centre de Bruxelles le week-end dernier, a tenu à s'expliquer.

Benlabel sort du silence. Le rappeur bruxellois, soupçonné d'avoir joué un rôle de premier plan dans les émeutes en incitant à la haine via les réseaux sociaux, a posté hier soir une vidéo sur YouTube dans laquelle il s'explique sur les événements. En guise d'introduction de son morceau simplement intitulé "Droit de Réponse", il souligne d'abord son droit à la liberté d'expression, en rappelant l'article 19 de la Déclaration universelle des Droits de l'Homme.

Puis, le son commence à monter, sur fond sonore et visuel d'articles de presse et d'extraits de journaux télévisés qui traitent tous des émeutes qui ont éclaté le week-end dernier dans le centre de Bruxelles, suite à la qualification du Maroc pour le Mondial 2018.

"Allumer le feu, comme Johnny, on va s'en charger"

Le rappeur entame son premier couplet en entrant directement dans le vif du sujet: sa fameuse phrase sur Facebook. Pour rappel, la veille des émeutes, il avait écrit sur son mur "Demain, on va tout cramer à Lemonnier", ce qui peut simplement vouloir dire "on va faire la fiesta". D'ailleurs, c'est ce sens figuré qu'il défend encore dans sa chanson: "Allumer le feu, comme Johnny, on va s'en charger". Et il ajoute: "J'aurais pas imaginé que cette phrase ferait un scandale".

Les tacles envers les médias et la police s'enchaînent ensuite: "Crois pas ce qu’ils te disent au JT de 19 heures (...) Les médias ont la dalle, la DH, la Capitale, la police avait promis d’arrêter les responsables, ils en étaient incapables, il leur fallait un coupable". Et il se victimise: "du rap, des photos, ils fabriquent un bouc émissaire (...) les étrangers ne sont jamais mis en valeur (...) ils ont peur de mes clips, mais pas des films de Luc Besson". Mais il souligne "la Belgique on l’aime, on est fier comme des patriotes, mais pour la reconnaissance, ils étaient pas très hot".

Pour rappel, Benlabel a été privé de liberté mardi et devra comparaître devant le Tribunal correctionnel le 5 janvier 2018. Mais il semble confiant dans sa vidéo: "Rendez-vous le 5 janvier pour s'expliquer à la barre".

Voici la vidéo en question:

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