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Sans le nommer, Barack Obama a fait la morale à Donald Trump sur le réchauffement climatique (entre autres)

3 décembre 2017

Barack Obama était de passage à Paris pour animer une conférence privée. Pour son premier passage officiel en France depuis son départ de la Maison-Blanche, l'ancien président américain en a profité pour multiplier les tacles à son successeur, Donald Trump. Sans jamais le nommer.

Barack Obama va bien, merci pour lui. Un peu moins d'un an après son départ de la Maison-Blanche, l'ancien président des États-Unis est toujours un formidable orateur. Près de 1.500 personnes, triées sur le volet et dont certaines avaient déboursé 3.400 euros, ont eu le privilège de l'entendre parler à l'occasion d'une conférence privée à Paris, samedi. Et les oreilles de Donald Trump ont dû chauffer de l'autre côté de l'Atlantique.

Réchauffement climatique

Car Barack Obama a pris un malin plaisir à enchaîner les tacles contre son successeur. Malin, Obama a pris soin de ne jamais prononcer le nom de Trump (coucou Voldemort). Mais la cible de ses critiques était toute désignée, comme le relaye la presse française.

Son plus gros tacle contre Trump concerne son action concernant le réchauffement climatique. Ou plutôt son inaction. "Je vous accorde qu’il y a désormais une absence de représentation de notre part sur ce sujet", a ainsi lancé Obama, qui se désespère lui aussi de l'attitude de Trump sur cette question cruciale. "L’accord de Paris n’a pas résolu le changement climatique, mais il nous montre un cadre à suivre. Presque toutes les nations sont convaincues que c’est un problème et qu’il faut mettre un terme aux émissions de gaz", a ajouté Obama.

Trump, qui a décidé de faire sortir les States de l'accord de Paris, appréciera...

"Cultiver le journalisme indépendant"

Mais ce n'est pas le seul tacle adressé par Obama à Trump. Il a ainsi appeler à "rejeter le nationalisme et le discours du 'nous contre eux'", à des politiques plus égalitaires et à la "modernisation du filet de protection sociale". Interrogé sur les fake news qui pullulent, l'ancien président américain a balancé: "Si nous ne disposons plus d’un socle commun de faits basés sur la raison, la logique et la science, cela peut nous mener droit au désastre". Pour lui, il faut du coup "cultiver le journalisme indépendant". Bref, un discours vraiment aux antipodes de celui délivré depuis des mois par Donald Trump.

Bizarrement, ce dernier n'a pas encore dégainé un tweet incendiaire pour répondre à Barack Obama. Mais ce ne saurait peut-être tarder...

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