Charles Michel vole la vedette à Macron au sommet sur le climat: "Nous n'avons pas besoin de Trump"

13 décembre 2017

Contrairement à ce que peut laisser croire son selfie avec Macron et Schwarzenegger, Charles Michel était bien présent hier au sommet sur le climat à Paris. Il a même fait le show, volant la vedette à son hôte, Emmanuel Macron. Il ne s'agissait pas d'un sommet important comme en 2015. Aucune grande décision n'allait en ressortir, ici c'était plutôt d'une grande opération de com' et cela Charles Michel l'a bien compris.

À Paris, le président français a convié les dirigeants du monde entier pour une conférence sur le climat. Une sorte de suivi par rapport à la COP21 de 2015. Pour rappel, quelque 195 pays s'étaient engagés à maintenir l'augmentation des températures moyennes en dessous des 2°C d'ici 2100.

Mais entre-temps, un certain Donald Trump a été élu président des États-Unis. À la tête du pays le plus puissant du monde, il n'a pas hésité à sortir de l'accord, à la consternation générale.

Du coup, ce sommet sonnait comme un symbole: le nouveau président Macron voulait montrer que l'accord de Paris n'était pas mort, et que le reste du monde demeurait déterminé à poursuivre l'accord et à le mettre en place.

Un de ses fidèles soutiens, en tout cas sur le papier, n'est autre que Charles Michel (MR). Le Premier ministre belge s'est fait remarquer, non seulement pour un des photobombs de l'année (voir tweet ci-contre), mais aussi par son discours pour le moins tranchant: "Je vais conclure par quelque chose qui me tient à cœur, parce que je suis particulièrement heureux d'être ici. Si Donald Trump n'est pas avec nous aujourd’hui, nous l'avons vu, les États-Unis sont avec nous. Merci à Michael Bloomberg (ancien maire de New York), merci à Bill Gates, merci à Arnold Schwarzenegger. Encore un mot mon cher Emmanuel, aujourd'hui nous sommes tous 'En Marche' pour le climat, 'Yes, we can'." La double référence aura fait sourire le président français.

Nous n'allons pas atteindre l'objectif des 2°C: mais que font vraiment-ils vraiment pour?

Au sujet du climat, beaucoup de problèmes concrets ont été exposés lors du sommet. La Commission européenne a annoncé une batterie de mesures à hauteur de 9 milliards d'euros "contre le réchauffement climatique". Mais est-ce vraiment suffisant? Ce qu'il faudrait, c'est une véritable révolution. On est loin du compte.

Emmanuel Macron est le premier à s'en rendre compte, lui aussi y a été de sa déclaration-choc: "On est en train de perdre la bataille. On ne va pas assez vite et c'est ça le drame. (...) On doit tous bouger, car on aura tous des comptes à rendre."

Un constat qu'avaient déjà établi de nombreux scientifiques à la sortie de la COP21.

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