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Médecins du Monde dénonce: les violences policières contre les migrants restent un problème à Bruxelles

18 décembre 2017

Alors que c'est la journée internationale des migrants en ce 18 décembre, Médecins du Monde dénonce la situation en Belgique. L'ONG pointe notamment du doigt les violences policières contre les migrants de notre pays.

C'est devenu une habitude régulièrement dénoncée sur internet par les bénévoles qui ont décidé de venir en aide aux migrants. La police débarque régulièrement pour contrôler les migrants en transit à Bruxelles. Et parfois, les forces de l'ordre dépassent les bornes.

Il y a eu ces tirs de flashball sur des migrants qui tentaient de se reloger dans un bâtiment, avec l'accord de la mairie, il y a quelques semaines. Ou ces accusations de racket de policiers sur des réfugiés. Fin novembre, 300 plaintes ont été déposées le même jour au Comité P, pour dénoncer les agissements de policiers.

"Les rafles ont heureusement cessé"

Si on en croit Médecins du Monde, la violence des policiers contre les migrants est un problème récurrent en Belgique. "Les rafles ont heureusement cessé. Mais nous recevons de nombreux témoignages de gens donc les biens ont été confisqués. Ils sont particulièrement ciblés par des contrôles dans les transports en commun et sont régulièrement confrontés à des violences émanant des policiers", explique dans un communiqué publié ce lundi 18 décembre (la journée internationale des migrants), Nel Vandevannet, directrice des projets belges de Médecins du Monde

Elle fait notamment le détail des plaintes médicales déposées auprès de l'ONG de la part des migrants à Bruxelles depuis octobre: " Infections des voies respiratoires (24%), blessures ouvertes, ecchymoses et douleurs articulaires (17%), gale (4%) et troubles de la santé mentale (4%) sont les diagnostics caractéristiques d'une vie à la rue dans l'anxiété constante et de mauvaises conditions d'hygiène", affirme-t-elle.

La police ne commente pas

De nombreux migrants ont également été blessés à cause ou par la police. "Il s’agit souvent de blessures dues à violences de la police ou à des chutes lorsqu’ils essayaient de fuir", fait savoir au Soir Francisca Bohle-Carbonell, la responsable médicale du hub de Médecins du Monde à Bruxelles. "Il y a une atmosphère de crainte, de peur de se faire attraper qui est constamment là. Lorsqu’on doit envoyer quelqu’un à l’hôpital, il faut vraiment qu’on prévienne qu’il y aura une présence policière, des agents de sécurité, mais que ça va aller. Parfois, c’est compliqué."

Contactée par le Soir, la police de Bruxelles a refusé de commenter les accusations de Médecins du Monde. Du côté du gouvernement fédéral, même réponse, mais on affirme que les accusations contre les policiers seront examinées avec attention. Suffisant pour éviter de nouvelles polémiques à ce sujet?

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