© iStock

Les travailleurs flexibles, comme ceux de Deliveroo, vont peut-être finalement être protégés

21 décembre 2017

Les coursiers de Deliveroo et les chauffeurs d'Uber vont-ils enfin obtenir des conditions de travail décentes? C'est le projet de loi présenté par la commissaire européenne  à l'Emploi et aux Affaires sociales Marianne Thyssen: plus de protection sociale pour les employés en flexi-jobs.

C'est le revers des flexi-jobs: s'ils offrent une grande liberté à leurs employés, ils sont souvent accompagnés d'une absence quasi-totale de protection sociale. D'un côté, les travailleurs flexibles choisissent leurs horaires et leurs courses mais de l'autre, s'il leur arrive une couille, c'est pour leur pomme.

On l'a vu récemment lorsque les coursiers de Deliveroo ont manifesté pour obtenir un salaire garanti par heure de travail et une assurance accident: les employés flexibles sont souvent dans des situations professionnelles précaires. Une étude de la SMart a révélé que 65% des employés travaillaient moins de 10 heures par semaine. Ce qui est loin d'être rentable.

Afin de résoudre ce problème, la commissaire européenne à l'Emploi et aux Affaires sociales Marianne Thyssen veut modifier une loi datant de 1991. Comment? En obligeant les employeurs à donner des contrats de travail les plus transparents et prévisibles possibles. Il s'agirait de coucher par écrit des éléments concrets comme la durée d'un contrat de travail ou encore la durée d'une semaine de travail.

Horaires variables

Les coursiers de chez Deliveroo, par exemple, sont maintenant payés à la livraison et plus à l'heure. Ils doivent donc attendre qu'on les appelle pour commencer à travailler. Ce temps d'attente est une disponibilité qu'ils mettent au profit de l'employeur mais qu'ils ne peuvent pas facturer. Thyssen voudrait changer cela en révisant une loi qu'elle estime ne plus être adaptée aux réalités du marché du travail actuel.

Pour la commissaire européenne, les employés devraient être informés dès le premier jour, via support papier ou électronique, des moments auxquels ils seront appelés et combien de temps à l'avance. Même ceux qui ont des horaires variables doivent être capables d'organiser leur vie, explique Thyssen à la VRT.

La proposition de Thyssen a maintenant été soumise au Parlement européen et aux États membres de l'Union européenne. Thyssen espère obtenir une réponse avant la fin du mandat de la Commission actuelle (fin 2019).

Déjà lu?

Déjà lu?