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Le champagne aussi risque de disparaître, heureusement les viticulteurs ont peut-être trouvé la solution

3 janvier 2018

Le réchauffement climatique impacte aussi le champagne. À cause des hausses de températures les raisins sont plus sucrés et moins acides. Ils résistent aussi moins bien aux maladies et doivent être récoltés plus tôt. Ce qui n'augure rien de bon pour l'avenir de la boisson à bulles. Heureusement, les viticulteurs ont un temps d'avance et planchent déjà sur une solution.

Ce mardi, nous te parlions du chocolat qui risquait de disparaître à cause du changement climatique. Aujourd'hui, autre mauvaise nouvelle, c'est le champagne qui est mis à mal. Les viticulteurs sont préoccupés. Le changement de climat pourrait dénaturer la vigne: les raisins sont beaucoup plus sucrés et moins acides à cause des fortes chaleurs.

Ils sont également beaucoup plus sensibles aux maladies comme l'explique Thibault Le Mailloux, directeur de la communication du Comité interprofessionnel du vin de Champagne, plus communément appelé le Comité Champagne. Et les changements climatiques entraînent également des fortes pluies, de la grêle et des gelées soudaines, ce qui détruit une partie des récoltes. Et tous ces facteurs mis ensemble, ça ne donne pas grand chose de bon. Le Comité prévoit un manque de champagne ainsi qu'une hausse des prix de la part des viticulteurs pour pouvoir survivre. Et c'est précisément là que Thibault Le Mailloux ne veut pas en arriver.

Recréer des cépages

Heureusement, les viticulteurs ont peut-être trouvé une solution. Ils veulent créer de nouveaux cépages qui seraient plus résistants aux changements climatiques et cela en collaboration avec l'Institut national de la recherche agronomique et l'Institut français de la vigne et du vin. Quatre à cinq nouveaux cépages pourraient donc voir le jour d'ici 2030.

Le principe est simple, il s'agit en fait de croiser les cépages avec d'autres variétés plus résistantes ou qui offrent une maturité plus tardive. "Nous partons d'une grappe de raisins commençant à fleurir que nous fécondons avec du pollen issu de la variété qui nous intéresse" explique Arnaud Descotes, le directeur adjoint technique et environnement du Comité Champagne. Le processus devrait donner 4000 pépins qui seraient planté dans quelques années.

"Il reste à voir si les raisins seront plus résistants aux changements climatiques que le chardonnay, le pinot noir ou le pinot meunier, qui composent principalement le champagne pour le moment" déclare Frank van der Auwera, un expert en vin à HLN.

Espérons que tout cela fonctionne!

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