© Gobee Bike

GoBee Bike à Bruxelles, c'est fini: retour sur une "vélorution" complètement foirée

11 janvier 2018

GoBee Bike ne sera resté que trois mois à Bruxelles. Le service de vélos libre-service a décidé de quitter la capitale belge, mais aussi les villes de Lille et Reims en France, en raison de trop nombreux actes de vandalisme. Explications.

Ce devait être une petite révolution. Mais ça ressemble plutôt à un sacré flop. GoBee Bike proposait un service de vélos libre-service plutôt sympa en permettant aux usagers de prendre un vélo sans avoir besoin de le rattacher à une borne ensuite. Une certaine liberté dont certains ont décidé d'abuser.

Vandalisme

Moins de trois mois après leur arrivée à Bruxelles, les vélos verts vont disparaître, comme la société l'a annoncé dans un communiqué lundi. Même chose à Lille et Reims en France. Il n'y a finalement qu'à Paris et Lyon que GoBee Bike va rester. En cause: les actes de vandalisme qui ont fini par gâcher sa vélorution selon la société.

"Lors de nos premières semaines d’activité, nous avons été confrontés au niveau de vandalisme que nous avions prévu, certains utilisateurs non éduqués privatisant ou endommageant les vélos ou les utilisant à mauvais escient pour 's’amuser', les stationnant sans respect du civisme, essayant de les utiliser gratuitement. Nous étions prêts pour cela et nous savions que cela allait arriver", nous explique la société par mail.

"Malheureusement, en quelques jours, et nous pensons que cela a été accéléré par le partage de ces 'astuces' sur les réseaux sociaux, médias, WhatsApp, etc, qui sont très facilement interchangeables et peuvent être pris comme un défi, les jeunes ont commencé à gravement endommager nos vélos." Selon GoBee Bike, près de 80% de sa flotte de vélos a été sévèrement endommagé à Bruxelles (où il y avait 900 vélos), Reims et Lille.

Un retour un jour à Bruxelles?

Sur les réseaux sociaux, les images des vélos laissés à l'abandon ou complètement défoncés (pas seulement à Bruxelles) ont été largement partagées ces derniers mois. La société nous assure que ces dégradations sont l'unique raison de son départ de Bruxelles.

"Nous poursuivons légalement les auteurs de ces contenus et ceux qui les ont partagés, mais bien évidemment la procédure est longue et entre temps, le mal était fait", ajoute-elle, précisant qu'elle espère pouvoir récupérer tous ses vélos dans les jours à venir: "Malheureusement, certains sont tellement endommagés que nous ne pouvons pas compter sur la position GPS. Cela ne sera donc pas une tâche facile, mais nous investirons en effectif pour laisser la ville comme nous l’avions trouvée lorsque nous sommes arrivés. Nous comptons aussi sur les citoyens et sur nos utilisateurs pour nous aider à signaler ces vélos abandonnés et nous ferons de notre mieux pour les récupérer dans les meilleurs délais".

La société n'écarte pas l'idée de revenir un jour à Bruxelles si toutes les conditions sont réunies: "Si nous arrivons à trouver une solution, nous pourrons éventuellement considérer le retour du service dans ces villes, où nos utilisateurs ont accueilli notre service à bras ouverts", nous fait-elle savoir.

En attendant, le Villo perd donc l'un de ses concurrents. Un concurrent dont nous avions toutefois pointé les tarifs lors de son lancement, qui auraient pu refroidir les éventuels usagers. GoBee Bike assure de son côté que son service a été un succès à Bruxelles si l'on met de côté les actes de vandalisme. Difficile de le vérifier. Voire maintenant impossible avec son départ...

Voici le reportage que newsmonkey avait consacré à Gobee Bike à son arrivée à Bruxelles

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