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Exit les militaires en rue? L'OCAM décide de baisser le niveau de menace terroriste à 2

22 janvier 2018

C'est donc acté. L'Organe de contrôle et d'analyse de la menace (Ocam) s'est réunie ce lundi et a décidé de baisser le niveau d'alerte terroriste à 2 sur une échelle de 4. Voici ce qui va changer. 

L'OCAM a pris sa décision ce lundi après s'être réunie avec le Premier ministre Charles Michel. Le niveau de menace terroriste est rabaissé d'un niveau pour atteindre 2 sur une échelle de 4. On se rappelle que le niveau 3 avait été réenclenché après les attentats de Paris en novembre 2015.

Il avait été maintenu suite aux attentats de Bruxelles le 22 mars 2016. A une exception près: le 22 novembre 2015, où Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, a relevé le niveau à 4 car il était en possession d'informations très concrètes qui indiquaient qu'un attentat serait commis à Bruxelles le jour même avant minuit . Conséquence de ce niveau 3: des militaires avaient envahi les rues de la capitale sans discontinuité jusqu'à aujourd'hui.

2,5

Pour ce qui est de la baisse de la menace de ce lundi, on doit toutefois parler d'un niveau 2,5 puisque le niveau 3 est maintenu "pour des exceptions ponctuelles", précise encore l'OCAM.

Mais que signifie cette rétrogradation au niveau 2 concrètement? D'abord que la menace passe de "possible et vraisemblable" à "peu vraisemblable". L'OCAM assure que les efforts consentis en termes de service de sécurité et de police ont amélioré la situation. Ensuite, les défaites de l'État islamique en Syrie et en Irak ont fortement affaibli l'organisation terroriste.

Quid de nos militaires en rue? Charles Michel a précisé qu'ils ne disparaîtront pas: "Nous gardons les militaires de façon proportionnelle". Difficile de mettre un chiffre donc mais le temps où on envisageait d'inscrire un niveau 5, avec couvre-feu et interdiction de rassemblement pour plus de 15 personnes, n'est plus du tout d'actualité.

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