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Plus qu'une impression: le nombre de trains en retard a augmenté en 2017

26 janvier 2018

1% de différence, ce n'est pas grand chose. Sauf quand ça ne va pas dans le bons sens: il y a eu davantage de trains en retard en 2017 par rapport à l'année dernière. Une tendance qui ne va pas réconcilier le citoyen avec le rail. L'Echo a pu obtenir les chiffres de l'année écoulée.

88,3% des trains étaient à l'heure ou cumulaient moins de six minutes de retard en 2017, c'est une moins bonne perf' qu'en 2016 où le score était déjà décrié (89,2). Si cela ne fait une différence que de 1,1%, le ressenti des navetteurs est sans doute beaucoup plus important.

La SNCB est impopulaire, aucun doute là dessus. Du coup quand les trains en retard sont en hausse, même de façon marginale, ça ne fait qu'empirer sa réputation. 1% ce n'est que 1%, mais c'est toujours mieux dans l'autre sens.

Les causes sont multiples: "problème de matériel, de signalisation, de travaux sur les voies, ou encore de rigueur", a déclaré Sophie Dutordoir, l'administratrice déléguée aux commandes depuis mars 2017, dans l'Echo. Elle se rend néanmoins compte de l'exigence de ses clients qui ont perdu patience ces dernières années: "Nous savons à quel point nos clients attendent une meilleure ponctualité et mon actionnaire, par la voix du ministre, me le rappelle tous les deux jours en même temps qu’il me dit bonjour."

Pression maximale

La pression est forte: François Bellot (MR), ministre fédéral de la Mobilité, reçoit tous les jours les chiffres de la ponctualité sur son bureau. Et des mesures sont proses: notamment la nomination de cinq managers chargés de suivre cette ponctualité "sur les lignes les plus fragilisées".

La SNCB va aussi mettre en place un nouveau système pour gérer le planning de son personnel et le nombre de trains à injecter dans le réseau. Il devrait être opérationnel pour l'été 2018 et doit lui aussi améliorer la ponctualité. Il s'agit d'un investissement de 20 millions d'euros.

Pour le côté positif, la SNCB transporte de plus en plus de gens: ils étaient ainsi 850.000 voyageurs par jour en moyenne l'année dernière, une croissance de 3%. Sophie Dutordoir rappelle aussi que le plan lancé en décembre dernier va améliorer l'offre de trains de 5%, soit 175 trains supplémentaires dont l'immense majorité gravitera autour les grandes villes.

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