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Nicolas Hulot, monsieur Ecologie en France, souillé par deux plaintes pour harcèlement sexuel: voici ce que l'on sait

9 février 2018

Depuis ce jeudi, l'image du ministre de le Transition écologique français Nicolas Hulot est ternie par une affaire de viol. En effet, le magazine Ebdo fait état d'accusations de harcèlements sexuels visant l'ex-animateur d'Ushuaïa. Voici tout ce que l'on sait et les réactions du principal intéressé. 

Avis de tempête pour Nicolas Hulot. Même si l'ancien animateur d'Ushuaïa est plus habitué aux tempêtes naturelles, il dois faire face à une tempête médiatique. En effet, le magazine français Ebdo a publié vendredi un article faisant état de deux cas d'harcèlements sexuels visant l'actuel ministre de la Transition écologique français. De quoi parle-t-on?

Une première plainte classée sans suite

Ebdo fait état de deux plaintes concernant Nicolas Hulot. La première concerne des faits datant de 1997. À l'époque, Nicolas Hulot avait 42 ans, sa victime présumée 20. Ce vendredi, le nom de l'accusatrice est sorti de l'anonymat, il s'agit de Pascale Mitterrand, petite-fille de l'ancien président François Mitterand: "Ma fille n’a jamais employé le mot viol devant moi. Elle a toujours préféré parler d’acte sous contrainte" déclare son père sur Europe 1.

À l'époque, la jeune fille ne porte pas plainte pour ne pas ternir le réputation de sa famille, entre autre. "Je crois qu'elle n'a pas eu envie d'affronter tout cela" explique son père. Mais finalement, en 2008, elle décide d'aller raconter son histoire à la police. "J'ai tenu à ce que [Nicolas Hulot] sache la façon dont j'avais vécu les choses, et je lui fait savoir" déclarait Pascale Mitterand. Mais à l'époque, l'affaire était prescrite et la plainte a été classée sans suite. Nicolas Hulot, lui, avait bien été entendu par les enquêteurs.

"Il est d'abord apparu que les deux protagonistes avaient une version contradictoire quant au consentement à la relation sexuelle précitée. Il a en outre été établi que ces faits s'étaient déroulés entre le 9 et le 11 juin 1997. Ceux-ci étant prescrits, la procédure a été classée sans suite par le procureur de la République de Saint-Malo, ce dont la plaignante a été avisée par un courrier du 30 octobre 2008" déclarait ce jeudi la procureure de la République de Saint-Malo, Christine Le Crom, dans un communiqué.

Harcèlement d'une ancienne salariée

D'autre part, l'Edbo relaye des propos d'une "ancienne salariée de la Fondation Hulot", aujourd'hui "chargée de mission à l'Assemblée nationale". Celle-ci dit avoir "connu des faits de harcèlement sexuel dans un emploi précédent". Selon l'Ebdo et plusieurs personnes au sein de l'ancien groupe écologiste à l'Assemblée nationale, il s'agirait de Nicolas Hulot. Mais contactée par l'Ebdo, l'ancienne salariée de la fondation de Nicolas Hulot dément.

Rien de bien concret donc, Nicolas Hulot ne risque pas grand chose si rien ne bouge. Sauf peut-être une baisse de popularité et une image, jusque là impeccable, ternie.

Réaction de Hulot

Dès jeudi, Nicolas Hulot à tenu à réagir à ces accusations. Dès jeudi matin sur BFMTV, le ministre a parlé de "rumeurs ignominieuses" le concernant. Quand on lui demande si il avait été accusé de harcèlement sexuel par une collaboratrice il répond: "La réponse est non et je le dis avec autant de force que la personne en question, qui est parfaitement identifiée, avec laquelle je suis en contact, vous dira la même chose."

Hulot réexplique qu'une plainte a bien été déposée contre lui en 2008 mais celle-ci "a été classée sans suite car non seulement l’affaire était prescrite, mais j’ai été auditionné par les gendarmes à ma demande, et les enquêteurs ont très rapidement considéré qu’il n’y avait rien qui permettait de poursuivre cette affaire".

En tout cas, Hulot peut compter sur le soutien de l'Elysée et plus particulièrement celui du Premier ministre Edouard Philippe qui a déclaré ce jeudi: "Nicolas Hulot s'est exprimé avec sincérité et émotion sur les rumeurs dont il est l'objet depuis plusieurs jours. Ses explications ont été claires, précises, et nous n'avons aucune raison de douter de sa parole". L'Elysée a d'ailleurs précisé que cette déclaration d'Edouard Philippe "reflétait la position d'Emmanuel Macron". Tout le monde envoie son soutien au ministre qui doit se sentir plus entouré que jamais.

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