© epa

Theo Francken accuse Le Monde de faire des "fake news" en le traitant "d'antimigrants"

14 février 2018

La presse étrangère n'est pas tendre avec le secrétaire d'État à l'Asile et aux Migrations belge. Après le Washington Post et le New York Times, c'est au journal Le Monde d'épingler la politique migratoire de Theo Francken en le surnommant "le Flamand antimigrants". Ce dernier a réagi en accusant le quotidien français de faire des "fake news".

Ce mardi, le Monde est revenu sur l'affaire des Soudanais qui a enflammée la classe politique belge en décembre 2017 et sur le rapport du CGRA qui a mis un terme à cette histoire. En résumé, l'opposition reprochait au secrétaire d'État à l'Asile et aux Migrations d'avoir renvoyé des sans-papiers au Soudan, pays dans lequel ces derniers risquaient la torture.

Pour aborder l'affaire, le quotidien français a titré "Theo Francken, le Flamand antimigrants", une formule qui rappelle "le Trump flamand" du New York Times et "l'intransigeant anti-migrants" du Washington Post. Ce titre n'étant pas du goût de Theo Francken, il qualifie l'article de "Fake News", une formule pour le coup chère au président des États-Unis Donald Trump.

"Aucun argument"

Comme illustration, le secrétaire d'État a tweeté la même réponse que celle envoyée au quotidien new-yorkais: une vidéo dans laquelle il justifie sa politique migratoire (voir ci-contre), ajoutant que l'article n'avançait "aucun argument".

"Je ne suis pas ‘anti-migration", je n’ai jamais été "anti-migration". Je ne suis définitivement pas un "extrémiste anti-immigration" comme le soutient fortement le Washington Post. Je suis pro-migration quand c’est correctement organisé et contrôlé. Nous accueillons les gens et nous sommes un pays accueillant et nous devons maintenir ce cap ", déclare-t-il dans la vidéo.

Dans son article, le journaliste du Monde Jean-Pierre Stroobants cite un député de la majorité. Ce dernier explique que Theo Francken "joue les durs, mais il ne l’est pas totalement et déteste notamment être décrit comme un xénophobe". À en croire la réaction du secrétaire d'État, cette citation semble fidèle à la réalité.

Déjà lu?

Déjà lu?