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Musk promet que les premiers vols d'essais de son vaisseau interplanétaire auront lieu l'année prochaine

12 mars 2018

Elon Musk est apparu au cours du festival South by Southwest (SXSW), qui se tenait à Austin, au Texas. Le fondateur de Tesla et de Space X a donné des nouvelles de son programme de mission pour Mars. Il a promis que son vaisseau interplanétaire effectuerait ses premiers vols d'essai au cours du premier semestre 2019.

"Je pense que nous serons capables d’effectuer des vols d’essai de courte durée, des vols aller-retour, au cours de la première moitié de l’année prochaine", a-t-il précisé. Mais il a insinué en riant qu’il s’était déjà montré incapable de respecter des délais annoncés par le passé, faisant ainsi référence aux atermoiements de production de sa voiture électrique grand public, la Model 3 de Tesla.

Pour concrétiser ce projet, Space X construit actuellement la fusée BFR, capable d’effectuer des voyages interplanétaires, et réutilisable. "Je pense qu’une fois que nous l’aurons construite, nous aurons les moyens de prouver aux autres pays et entreprises qu’ils peuvent aussi y aller", a dit Musk, qui a spéculé que l’on pourrait assister à un nouveau boom d’opportunités, parce que "Mars aura besoin de tout".

Une mission vitale pour assurer la survie de l'espèce humaine

Selon Musk, il est vital que les êtres humains soient capables d’atteindre Mars avant la prochaine guerre mondiale qui ne manquera pas d’éclater. L’objectif est donc d’envoyer une mission cargo à destination de Mars pour 2022. Le but ultime serait d’enrayer la possibilité qu’un "âge sombre" s’instaure sur terre à la suite d’un conflit nucléaire destructeur, et d’assurer la survie de la race humaine. "Je pense qu’il est improbable que nous ne connaissions plus jamais de guerre mondiale", a-t-il dit.

Musk en remet une couche à propos de l'I.A.

Musk a également évoqué de nouveau ses craintes concernant la production d’une intelligence artificielle débridée. Il a réaffirmé que pour lui, l’intelligence artificielle constituait une menace plus grande pour l’humanité que les armes nucléaires.

"Il faudrait qu’il y ait une instance publique qui puisse à la fois étudier et surveiller, pour que tout le monde fournisse une intelligence artificielle sûre. (…) Personne ne songe à autoriser quiconque à construire des têtes nucléaires, ce serait fou. Ce que je veux dire par là, c’est que l’intelligence artificielle est bien plus un dangereuse que le nucléaire. Alors pourquoi n’avons-nous pas d’instance de surveillance réglementaire? C’est fou. "

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