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La Belgique et Charles Michel mettent aussi la pression sur la Russie dans l'affaire de l'ex-espion empoisonné

15 mars 2018

Après avoir donné un ultimatum à Moscou mardi dernier, et finalement annoncé que 23 diplomates russes seraient expulsés du Royaume-Uni, Theresa May peut maintenant s'attendre à un retour de boomerang de la part de la Russie. Mais elle peut au moins se rassurer d'avoir le soutien de plusieurs nations, à commencer par la Belgique, et son Premier ministre Charles Michel. 

L'affaire de l'ex-espion russe empoisonné à Salisbury a fait beaucoup de bruit ces derniers jours. En cause, la présence du Novitchok sur le territoire anglais. Il s'agit en fait d'un puissant agent toxique conçu par la Russie dans les années 1970 et 1980, et qui est cinq à dix fois plus létal que le sarin ou le VX. Début mars, un ex-espion russe, Sergueï Skripal, sa fille et un policier, ont été empoisonnés par cette substance.

La Russie, sourde d'oreille

Le souci, c'est que la Russie a nié toute implication dans cette affaire. Or, si le produit s'est retrouvé au Royaume-Uni, c'est parce que la Russie en a perdu le contrôle. C'est du moins ce qu'avance Theresa May pour qui "il n'existe pas d'autre conclusion que celle qui désigne l’État russe comme coupable". C'est pour cela qu'elle a renvoyé 23 diplomates russes ce mercredi.

Elle n'est d'ailleurs pas la seule à le penser, puisque la France, l'Allemagne et les États-Unis ont également condamné cet empoisonnement. Ils ont d'ailleurs fait savoir dans une déclaration commune que la tentative d'assassinat de l'ancien agent double constituait "une menace pour leur sécurité".

Charles Michel affiche son soutien

Ils ne sont pas les seuls à se ranger du côté de Theresa May. La Belgique aussi a tenu à apporter son soutien ce vendredi. Dans un communiqué, Charles Michel a d'ailleurs affirmé apporter son soutien au Royaume-Uni dans cette affaire: "Je condamne fermement cette attaque. Ce n'est pas seulement une tentative d’assassinat, mais une atteinte grave à la sécurité de la population. C’est inacceptable", déclare-t-il.

Il n'hésite pas à appeler Donald Tusk, le Président du Conseil européen, à "coordonner une réponse des 28 États membres de l'Union européenne". Une prise de position qui arrive au lendemain de l'expulsion des 23 diplomates russes du sol britannique par Theresa May, et quelques semaines après seulement que le Premier ministre se soit rendu en Russie, afin de renouer un dialogue poli avec la Russie.

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